Vox Nostra est un laboratoire d’idées indépendant, ouvert à tous les citoyens désireux de réfléchir collectivement aux grands enjeux de notre société.
À travers des études, ateliers, sondages et débats, nous souhaitons formuler des propositions concrètes en réponse aux défis démocratiques, sociaux et républicains actuels. Sans affiliation politique, mais avec un profond attachement aux valeurs de Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité, Vox Nostra encourage la participation citoyenne et le dialogue ouvert. Ensemble, interrogeons les fondements de notre République et construisons des pistes d’avenir, dans un esprit de responsabilité et d’engagement.
Le JAP, acteur majeur de la chaîne pénale… et maillon faible ?
Le JAP, acteur majeur de la chaîne pénale… et maillon faible ?
Le juge d’application des peines (JAP), créé en 1958 dans un objectif d’individualisation de la peine et d’humanisation du système pénal, a vu ses compétences s’élargir considérablement au fil des décennies. D’un rôle initialement consultatif, essentiellement administratif et relativement limité à l’accompagnement et à la surveillance de l’exécution des peines, il est devenu, avec la loi du 15 juin 2020, une véritable juridiction de premier degré. Le JAP est désormais un juge « décideur », au sens plein du terme.
Il est assisté, à titre consultatif, par les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) ainsi que par la commission d’application des peines (CAP).
Ces dernières semaines, deux décisions prises par des JAP ont, à tout le moins, suscité l’incompréhension.
Pour en finir avec la double nationalité
Pour en finir avec la double nationalité
La binationalité, longtemps présentée comme un pont entre les cultures, soulève en réalité une question fondamentale et irrésolue : peut-on concilier loyauté partagée et appartenance nationale pleine et entière ? Cet article défend la thèse que non, et propose une architecture de suppression progressive, souveraine et constitutionnellement fondée.
I. Aux origines de la binationalité : une notion d'abord rejetée
Pendant la majeure partie de l'histoire moderne, les États ont considéré la double nationalité comme une anomalie juridique. Le principe de l'allégeance exclusive, hérité du droit romain et consolidé par les États-nations du XIXe siècle, postulait qu'un individu ne pouvait appartenir qu'à un seul corps politique. Le Code civil napoléonien de 1804 refusait explicitement la pluralité des appartenances nationales.
Ce n'est qu'au cours du XXe siècle, sous l'effet conjugué des flux migratoires et de l'idéologie supranationale, que la tolérance à la binationalité s'est installée, non par choix démocratique délibéré, mais par commodité administrative et pression des instances européennes.
Chronologie clé
1868 Convention Bancroft (États-Unis / Allemagne) : premier cadre traité imposant la renonciation formelle à la nationalité d'origine lors d'une naturalisation / réaffirmation du principe d'allégeance unique.
INCENDIES : LA FRANCE BRÛLE ET L’ÉTAT PARADE
INCENDIES : LA FRANCE BRÛLE ET L'ÉTAT PARADE
Quatre pompiers morts. Des dizaines de milliers d'hectares en cendres. Des Canadair de trente ans. Des pyromanes condamnés à des amendes. Et un Président qui se félicite.
Arrêtons d'abord avec le réchauffement climatique.
Non pas que le sujet soit sans intérêt. Mais invoquer le réchauffement climatique pour expliquer les incendies de l'été 2026 est devenu le réflexe commode de ceux qui préfèrent la cause lointaine à la responsabilité immédiate. La chaleur n'allume pas les feux. Les hommes, si. Neuf feux sur dix en France sont d'origine humaine. La sécheresse aggrave, la négligence déclenche, la malveillance embrase. Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut mettre en accusation. C'est l'État, les pyromanes, et la justice qui les laisse repartir.
Voilà le vrai sujet.
Comment la gauche radicale retourne la France contre elle même !
Comment la gauche radicale retourne la France contre elle même !
Un contributeur de notre laboratoire d’idées Vox Nostra vient de publier un essai politique:
“ L’anti France insoumise”
Et si le danger ne venait pas seulement de ceux que l’on nous désigne chaque jour comme les ennemis de la République ?
Et si l’anti-France avançait désormais masquée sous les mots les plus nobles : justice, égalité, diversité, inclusion, écologie, antiracisme, émancipation ?
Ce livre est un pamphlet. Il ne s’en excuse pas.
Il part d’un constat brutal : une partie de la gauche radicale ne cherche plus seulement à réformer la France. Elle travaille à la retourner contre elle-même. Elle transforme les victimes en instruments politiques, les frontières en honte, la laïcité en soupçon, l’assimilation en violence, la police en oppression, l’école en laboratoire idéologique, l’écologie en procès de civilisation, Israël en coupable absolu, et le mot “fasciste” en arme de neutralisation massive.
Retraités : le « retraité bashing », une facilité politique qui ne résout rien
Retraités : le « retraité bashing », une facilité politique qui ne résout rien.
« J'assume de dire aux retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social », déclarait Édouard Philippe lors du lancement de sa campagne présidentielle le 5 juillet.
Cette affirmation s'inscrit dans une tendance désormais récurrente : présenter les retraités comme la principale variable d'ajustement des finances publiques.
Pourtant, faire des retraités les principaux contributeurs au redressement budgétaire ne permettra pas de résoudre les difficultés structurelles de l'État. Cette stratégie présente surtout l'avantage politique de désigner un responsable facilement identifiable. Depuis plusieurs années, les retraités sont devenus les boucs émissaires de nombreux dysfonctionnements : déficit des retraites, explosion de la dette publique, difficultés d'accès au logement, voire conséquences du réchauffement climatique. La génération des « baby-boomers » est souvent décrite comme une génération privilégiée qui aurait profité de tous les avantages, laissant aux plus jeunes le poids des déséquilibres actuels.
« 1975-2025 : Les 50 décisions qui ont coulé la France ?»
« 1975-2025 : Les 50 décisions qui ont coulé la France ?»
Rapport publié en juin 2026 par l'Institut Thomas More (1) et coordonné par Jean de Belot, Tarick Dali et Jean-Thomas Lesueur.
Ce rapport défend la thèse selon laquelle le déclin de la France depuis les années 1970 ne résulte pas principalement de facteurs extérieurs (mondialisation, mutations technologiques, etc.), mais d'une succession de 50 décisions politiques majeures prises entre 1975 et 2025. Selon les auteurs, ces décisions ont progressivement affaibli les performances économiques, les institutions, la cohésion sociale, la souveraineté et les services publics. Le rapport se présente comme un diagnostic préalable à un futur programme de « redressement » en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Taxe foncière : un impôt local dépassé et inique
Taxe foncière : un impôt local dépassé et inique
La Métropole Aix-Marseille-Provence n’ayant pas réussi à voter le budget 2026 en équilibre, la Chambre régionale des comptes (CRC), saisie automatiquement en application de l’article L.1612-5 du code général des collectivités territoriales, a remis son avis au préfet des Bouches-du-Rhône le 11 juin dernier.
Deux problèmes ont été identifiés par la Chambre : d’une part le budget « transports » déficitaire de 144 M€, d’autre part les montants trop élevés, et hors cadre légal, des attributions de compensation (AC) et des dotations de solidarité communautaire (DSC).
En conséquence la Métropole mais également les 92 communes vont devoir faire des économies, étant précisé que pour l’exercice 2026, la CRC recommande de ramener le montant de la DSC de 66 M€ à moins de 14 M€ soit une coupe budgétaire de plus de 52 M€ pour lesdites communes.
L’ÉTAT NE PROTÈGE PLUS SES ENFANTS
L’ÉTAT NE PROTÈGE PLUS SES ENFANTS
La France mérite des responsables qui comprennent que l'honneur, parfois, c'est de céder la place.
Les noms et les faits que l'État n'a pas su empêcher
Ces prénoms, ces visages, ces vies brisées ne sont pas des faits divers. Ce sont des actes d'accusation adressés à un État qui a sciemment sacrifié les moyens nécessaires à la protection de ses citoyens les plus vulnérables.
Les victimes de la non-exécution des OQTF une liste qui s'allonge:
Lola et Philippine sont les noms que la France a retenus. Mais ils ne sont que la partie visible d'une réalité bien plus vaste. Depuis 2017, la liste des victimes de ressortissants étrangers sous OQTF non exécutée s'allonge inexorablement, sans que la promesse présidentielle des « 100 % d'exécution » ne soit jamais tenue.
Lola, 12 ans : Paris, 14 octobre 2022. Torturée, violée et assassinée par Dahbia B., ressortissante algérienne sous OQTF non exécutée. Son père Johan Daviet est mort de chagrin le 23 février 2024.
Philippine, 19 ans : Bois de Boulogne, Paris, 21 septembre 2024. Étudiante à Paris-Dauphine, violée et assassinée par Taha O., condamné pour viol et sous OQTF non exécutée.
PSG-Arsenal :
PSG-Arsenal :
Combien de temps encore allons-nous accepter l'inacceptable ?
Le Paris Saint-Germain a remporté une victoire historique face à Arsenal. Une immense joie pour des millions de supporters. Une fierté pour le football français. Une fête populaire qui aurait dû rassembler le pays.
Pourtant, une fois encore, la France s'est offert au monde sous son plus mauvais visage.
Au lendemain de cette victoire, le bilan est accablant : un mort, des centaines de blessés, 178 policiers et gendarmes touchés, des commerces pillés, des véhicules incendiés, des centres-villes dégradés et plus de soixante-dix villes affectées par des violences urbaines.
La question n'est plus de savoir ce qui s'est passé.
La question est de savoir pourquoi plus personne n'est surpris.
Violences commises lors des manifestations non autorisées après la finale de la Coupe d’Europe le 30 mai 2026
Une tribune de Claude DUPONT, Commissaire Divisionnaire Honoraire, Vice président de l' association Défense Police.
Violences commises lors des manifestations non autorisées après la finale de la Coupe d'Europe le 30 mai 2026
Après le chaos, des mesures autoritaires s’imposent
La capitale et de nombreuses villes de province ont été le théâtre , samedi 30 mai, bien avant la fin du match de Coupe d'Europe de manifestations violentes de groupes de casseurs, se comportant comme de véritables barbares faisant « la chasse aux flics » et
cherchant intentionnellement à les blesser, à les mutiler, voire à les tuer.
Ces incidents, ce chaos provoqués par une guérilla urbaine qu’il faut appeler par son nom, se répètent à chaque événement d'ampleur nationale (matches internationaux, Premier Mai, manifestations syndicales..), et montent progressivement en intensité et en violences de toutes sortes.
Iran : Le Temps des Actes
Iran : Le Temps des Actes
Pendant que l'Europe délibère, la civilisation occidentale joue sa survie
Nous avons publié un billet d'humeur qui l'a dit avec la franchise qui s'imposait : Trump fait le sale boulot au Moyen Orient. Mais pourquoi ce travail est-il
"sale" ? Parce qu'il est brutal, direct, dérangeant … et pourtant nécessaire. Parce qu'il oblige à nommer les choses. Parce qu'il impose de regarder en face ce que nos démocraties, anesthésiées par trente ans de confort et de relativisme, refusent de voir.
Cet article est une tentative de nommer. Complètement. Sans filtre diplomatique. Avec la conviction que les mots précèdent les actes, et que refuser les mots justes, c'est déjà capituler.
Le sujet s'appelle la République islamique d'Iran. Et la question est simple : qu'allons-nous faire ?
I. L'Iran n'est pas un partenaire mal compris. C'est un ennemi déclaré.
Il faut commencer par là, parce que tout le reste en découle.
Depuis 1979 et l'avènement de la théocratie khomeiniste, l'Iran ne s'est jamais caché. Il n'a pas eu besoin qu'on l'interprète, qu'on le déchiffre ou qu'on le "nuance". Il a parlé. Clairement. Constamment. "Mort à l'Amérique." "Mort à Israël." Ces slogans ne sont pas des excès rhétoriques de foules en colère. Ce sont des slogans d'État, inscrits dans les discours officiels, peints sur les murs des institutions, scandés lors des cérémonies nationales, enseignés dans les écoles. Quand un régime vous dit qu'il veut votre destruction, la moindre des lucidités est de le croire.
L'idéologie de la République islamique repose sur trois piliers indissociables : le rejet de la démocratie libérale, l'antisémitisme d'État,
Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?
Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?
Le 28 février 2025 nous avons publié une chronique intitulée « Le Conseil constitutionnel : un rempart contre la démocratie ? ».
Nous mettions déjà en lumière l’évolution de cette institution, laquelle, à partir de 1970, a élargi son champ de compétence, passant du strict contrôle de la conformité des lois et règlements à la Constitution (article 61), voulu par ses rédacteurs, à une appréciation au fond en se référant non plus à la Constitution mais à un bloc de constitutionnalité (1) notamment à des droits fondamentaux tels que figurant dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, notions par définition très larges et subjectives.
Ainsi le 6 juillet 2018,(2) le Conseil constitutionnel, dans un contentieux concernant des personnes condamnées pour avoir transporté ou accompagné des migrants à la frontière, s’appuyant sur la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », a indiqué que « la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle » et qu’ « Il découle du principe de fraternité la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».
Nous confirmons ici notre conclusion initiale : la nécessaire réforme du Conseil constitutionnel devenu à bien des égards un militant politique donc dépourvu d’objectivité et prenant des décisions contre la volonté du seul souverain reconnu par la Constitution dans son article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».
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