DESTITUTION : FAUT-IL ENFIN POSER LA QUESTION ?
La question peut paraître provocatrice. Elle est pourtant parfaitement constitutionnelle.
L’article 68 de notre Constitution prévoit que le Président de la République peut être destitué en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». La décision appartient au Parlement réuni en Haute Cour et exige une majorité des deux tiers.
Alors pourquoi cette disposition existe-t-elle si personne n’ose jamais se demander si elle peut s’appliquer ?
Une France confrontée à des problèmes qui ne peuvent plus être ignorés
Prenons simplement la sécurité quotidienne.
Dans certaines cités, des points de deal se sont installés au vu et au su de tous. Ils ne sont pas seulement des lieux de vente de stupéfiants : ils deviennent parfois le centre d’une économie clandestine, avec guetteurs, intimidations, armes et règlements de comptes.
Ce sont les habitants qui en subissent les conséquences.
Emmanuel Macron, l’anti – président gaullien
Emmanuel Macron, l’anti – président gaullien
Pour le général de Gaulle, le président de la République n’avait pas vocation à être le chef d’un camp. Il était le garant de l’unité nationale, et le protecteur des institutions.
L’article 5 de la Constitution de 1958 traduit directement cette vision : le chef de l’État « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État »
Dans la pensée gaullienne, le chef de l’État se situe au-dessus des affrontements partisans. Il n’est ni le chef de la majorité ni le porte-parole d’une coalition. Sa légitimité lui vient de sa capacité à incarner la permanence de la Nation au-delà des divisions du moment.
Or les deux mandats d’Emmanuel Macron se sont caractérisés par une personnalisation extrême du pouvoir. Dès les premières années de son mandat, de nombreuses déclarations ont alimenté l’idée d’une présidence verticale et clivante
L’Euro Bouclier et le Mirage Suisse
L’Euro Bouclier et le Mirage Suisse.
Ce que nos candidats n’osent pas vous dire.
Regardons la réalité en face : la France aborde les prochaines échéances électorales avec une épée de Damoclès de 3 500 milliards d’euros de dette. Face à ce gouffre, deux discours politiques s’affrontent en boucle sur les plateaux de télévision. D’un côté, les tenants du statu quo affirment que « l’euro nous protège » comme un bouclier magique. De l’autre, les partisans d’une rupture radicale crient au retour immédiat au franc français.
Pour les citoyens, la confusion est totale. À quoi sert ce bouclier européen si les services publics s’effondrent et que le pouvoir d’achat fond ? Et pourquoi notre voisin suisse, juste de l’autre côté de la frontière, réussit-il à vivre en dehors de l’Union européenne avec une santé financière insolente ?
Chez Vox Nostra, nous refusons la langue de bois. Posons les cartes sur la table pour secouer l’inertie de nos élus, comprendre le piège dans lequel ils nous ont enfermés, et imposer des solutions concrètes.
Pour en finir avec la double nationalité
Pour en finir avec la double nationalité
La binationalité, longtemps présentée comme un pont entre les cultures, soulève en réalité une question fondamentale et irrésolue : peut-on concilier loyauté partagée et appartenance nationale pleine et entière ? Cet article défend la thèse que non, et propose une architecture de suppression progressive, souveraine et constitutionnellement fondée.
I. Aux origines de la binationalité : une notion d’abord rejetée
Pendant la majeure partie de l’histoire moderne, les États ont considéré la double nationalité comme une anomalie juridique. Le principe de l’allégeance exclusive, hérité du droit romain et consolidé par les États-nations du XIXe siècle, postulait qu’un individu ne pouvait appartenir qu’à un seul corps politique. Le Code civil napoléonien de 1804 refusait explicitement la pluralité des appartenances nationales.
Ce n’est qu’au cours du XXe siècle, sous l’effet conjugué des flux migratoires et de l’idéologie supranationale, que la tolérance à la binationalité s’est installée, non par choix démocratique délibéré, mais par commodité administrative et pression des instances européennes.
Chronologie clé
1868 Convention Bancroft (États-Unis / Allemagne) : premier cadre traité imposant la renonciation formelle à la nationalité d’origine lors d’une naturalisation / réaffirmation du principe d’allégeance unique.
Comment la gauche radicale retourne la France contre elle même !
Comment la gauche radicale retourne la France contre elle même !
Un contributeur de notre laboratoire d’idées Vox Nostra vient de publier un essai politique:
“ L’anti France insoumise”
Et si le danger ne venait pas seulement de ceux que l’on nous désigne chaque jour comme les ennemis de la République ?
Et si l’anti-France avançait désormais masquée sous les mots les plus nobles : justice, égalité, diversité, inclusion, écologie, antiracisme, émancipation ?
Ce livre est un pamphlet. Il ne s’en excuse pas.
Il part d’un constat brutal : une partie de la gauche radicale ne cherche plus seulement à réformer la France. Elle travaille à la retourner contre elle-même. Elle transforme les victimes en instruments politiques, les frontières en honte, la laïcité en soupçon, l’assimilation en violence, la police en oppression, l’école en laboratoire idéologique, l’écologie en procès de civilisation, Israël en coupable absolu, et le mot “fasciste” en arme de neutralisation massive.
« 1975-2025 : Les 50 décisions qui ont coulé la France ?»
« 1975-2025 : Les 50 décisions qui ont coulé la France ?»
Rapport publié en juin 2026 par l’Institut Thomas More (1) et coordonné par Jean de Belot, Tarick Dali et Jean-Thomas Lesueur.
Ce rapport défend la thèse selon laquelle le déclin de la France depuis les années 1970 ne résulte pas principalement de facteurs extérieurs (mondialisation, mutations technologiques, etc.), mais d’une succession de 50 décisions politiques majeures prises entre 1975 et 2025. Selon les auteurs, ces décisions ont progressivement affaibli les performances économiques, les institutions, la cohésion sociale, la souveraineté et les services publics. Le rapport se présente comme un diagnostic préalable à un futur programme de « redressement » en vue de l’élection présidentielle de 2027.
L’ÉTAT NE PROTÈGE PLUS SES ENFANTS
L’ÉTAT NE PROTÈGE PLUS SES ENFANTS
La France mérite des responsables qui comprennent que l’honneur, parfois, c’est de céder la place.
Les noms et les faits que l’État n’a pas su empêcher
Ces prénoms, ces visages, ces vies brisées ne sont pas des faits divers. Ce sont des actes d’accusation adressés à un État qui a sciemment sacrifié les moyens nécessaires à la protection de ses citoyens les plus vulnérables.
Les victimes de la non-exécution des OQTF une liste qui s’allonge:
Lola et Philippine sont les noms que la France a retenus. Mais ils ne sont que la partie visible d’une réalité bien plus vaste. Depuis 2017, la liste des victimes de ressortissants étrangers sous OQTF non exécutée s’allonge inexorablement, sans que la promesse présidentielle des « 100 % d’exécution » ne soit jamais tenue.
Lola, 12 ans : Paris, 14 octobre 2022. Torturée, violée et assassinée par Dahbia B., ressortissante algérienne sous OQTF non exécutée. Son père Johan Daviet est mort de chagrin le 23 février 2024.
Philippine, 19 ans : Bois de Boulogne, Paris, 21 septembre 2024. Étudiante à Paris-Dauphine, violée et assassinée par Taha O., condamné pour viol et sous OQTF non exécutée.
Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?
Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?
Le 28 février 2025 nous avons publié une chronique intitulée « Le Conseil constitutionnel : un rempart contre la démocratie ? ».
Nous mettions déjà en lumière l’évolution de cette institution, laquelle, à partir de 1970, a élargi son champ de compétence, passant du strict contrôle de la conformité des lois et règlements à la Constitution (article 61), voulu par ses rédacteurs, à une appréciation au fond en se référant non plus à la Constitution mais à un bloc de constitutionnalité (1) notamment à des droits fondamentaux tels que figurant dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, notions par définition très larges et subjectives.
Ainsi le 6 juillet 2018,(2) le Conseil constitutionnel, dans un contentieux concernant des personnes condamnées pour avoir transporté ou accompagné des migrants à la frontière, s’appuyant sur la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », a indiqué que « la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle » et qu’ « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».
Nous confirmons ici notre conclusion initiale : la nécessaire réforme du Conseil constitutionnel devenu à bien des égards un militant politique donc dépourvu d’objectivité et prenant des décisions contre la volonté du seul souverain reconnu par la Constitution dans son article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».
PPE 2026 : le grand contournement démocratique et la fragilisation programmée de notre souveraineté énergétique
PPE 2026 : le grand contournement démocratique et la fragilisation programmée de notre souveraineté énergétique
La nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vient d’être officialisée par décret. Pas de vote parlementaire formel. Pas de débat national structurant. Pas de consultation populaire digne d’un choix aussi stratégique.
Or la PPE n’est pas un document technique secondaire : elle fixe la trajectoire énergétique de la France pour les quinze prochaines années. Elle engage notre souveraineté industrielle, nos finances publiques, le prix de l’électricité, la sécurité d’approvisionnement et, in fine, notre modèle de société.
Et c’est précisément là que le bât blesse…
NB : Ce sujet vient compléter la tribune libre, publiée sur notre site, « La stratégie nucléaire française face aux mutations énergétiques européennes ».
1. Une décision stratégique sans véritable débat démocratique
Le choix de passer par décret pour entériner une trajectoire énergétique aussi structurante pose une question politique majeure : peut-on redessiner l’architecture énergétique d’un pays sans vote parlementaire explicite ?
Le suffrage universel direct : une démocratie en trompe-l ’œil ?
Le suffrage universel direct : une démocratie en trompe-l ’œil ?
« Le premier ministre ? C’est un peu le bras droit du président, non ? Il applique ce qu’il décide. »
« Les députés votent les lois…enfin je crois. Mais bon, à la fin, c’est le président qui décide. »
« Le Sénat ? Franchement…ça sert à quoi déjà ? A représenter les vieux, non ? »
« L’Europe impose des trucs, mais on ne sait pas trop qui décide là-bas. »
« Les cantonales ? C’est pour élire les cantonniers, non ? »
Ces fragments de conversation saisis au hasard d’un trottoir, souvent récurrents, de nombreux sondages, des enquêtes, des travaux de politologues, dessinent le paysage d’une citoyenneté trop souvent exercée sans réelle maîtrise des règles du jeu institutionnel.









