Nos articles

InstitutionsPolitique

DESTITUTION : FAUT-IL ENFIN POSER LA QUESTION ?

DESTITUTION : FAUT-IL ENFIN POSER LA QUESTION ?
La question peut paraître provocatrice. Elle est pourtant parfaitement constitutionnelle.
L'article 68 de notre Constitution prévoit que le Président de la République peut être destitué en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». La décision appartient au Parlement réuni en Haute Cour et exige une majorité des deux tiers.
Alors pourquoi cette disposition existe-t-elle si personne n'ose jamais se demander si elle peut s'appliquer ?
Une France confrontée à des problèmes qui ne peuvent plus être ignorés
Prenons simplement la sécurité quotidienne.
Dans certaines cités, des points de deal se sont installés au vu et au su de tous. Ils ne sont pas seulement des lieux de vente de stupéfiants : ils deviennent parfois le centre d'une économie clandestine, avec guetteurs, intimidations, armes et règlements de comptes.
Ce sont les habitants qui en subissent les conséquences.

Lire l'article

PolitiqueInstitutions

Emmanuel Macron, l’anti – président gaullien

Emmanuel Macron, l’anti – président gaullien
Pour le général de Gaulle, le président de la République n'avait pas vocation à être le chef d'un camp. Il était le garant de l’unité nationale, et le protecteur des institutions.
 L'article 5 de la Constitution de 1958 traduit directement cette vision : le chef de l'État « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État »
Dans la pensée gaullienne, le chef de l'État se situe au-dessus des affrontements partisans. Il n'est ni le chef de la majorité ni le porte-parole d'une coalition. Sa légitimité lui vient de sa capacité à incarner la permanence de la Nation au-delà des divisions du moment.
Or les deux mandats d’Emmanuel Macron se sont caractérisés par une personnalisation extrême du pouvoir. Dès les premières années de son mandat, de nombreuses déclarations ont alimenté l'idée d'une présidence verticale et clivante

Lire l'article

Justice et Sécurité

Violences urbaines, il est urgent de s’adapter….

Violences urbaines, il est urgent de s’adapter….
Aujourd’hui, 1er octobre, dans le cadre des « manifestations » lycéennes, des jeunes ont pillé et incendié un camion des marins-pompiers à Marseille, dans les quartiers Nord. Une énième illustration de la perte de contrôle par les autorités de ce pays.
Des personnels de l'Éducation nationale blessés, un professeur frappé dans le Nord, un proviseur blessé par un tir de mortier dans les Hauts-de-Seine" ou un autre menacé de mort en Essonne, des journalistes molestés et insultés, une multiplication des violences et des dégradations notamment du matériel urbain, voilà l’image d’une pseudo revendication lycéenne, et bientôt étudiante, largement manipulée par l’extrême gauche.
Les dégâts matériels vont sans doute se chiffrer en millions d’euros et, soyons lucides, c’est toujours Nicolas qui paiera !
Quant aux sanctions pénales, ne rêvons pas car au-delà du fait que beaucoup sont mineurs, il faudrait avoir un courage politique et des outils législatifs adéquats, sans parler d’une justice prête à appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Lire l'article

Tribune libreJustice et SécuritéPolitique

Une Police Nationale en piteux état

Une tribune de Monsieur Claude DUPONT, Vice Président de l' association Défense Police: Une Police Nationale en piteux état
Au moment où des journées d'action et des manifestations de policiers vont se succéder jusqu'à la fin septembre à l'appel de syndicats de police qui vont au combat, une fois encore désunis, pour des revendications salariales, d'avancement et pour obtenir de meilleures conditions de travail, à la fois matérielles et en renfort de personnels en enquête et sur la voie publique, parfaitement légitimes, l'hebdomadaire L'Express enfonce une fois de plus un clou dans cette plaie ouverte au sein de notre administration. Cela concerne cette fois-ci l'informatique, en titrant : « Informatique : la police travaille à l'âge de pierre » (1).

Lire l'article

EconomiePolitique

CARBURANT, POUVOIR d’ACHAT, RETRAITÉS : JUSQU’OÙ ?

CARBURANT, POUVOIR d’ACHAT, RETRAITÉS : JUSQU'OÙ ?
1,40 € le litre : les Gilets jaunes descendaient dans la rue.
Aujourd'hui, le gazole tourne autour de 2,40 € le litre. Et pourtant, le calme règne.
Pourquoi ?
Il y a peut-être une vieille recette politique qui fonctionne encore : laisser monter la facture suffisamment haut, puis intervenir lorsque la situation devient intenable.
Et si, demain, le prix redescendait à 2 € le litre, certains applaudiraient en criant au « retour à la normale ».
Mais 2 € resterait 60 centimes de plus que le prix qui avait contribué à faire descendre les Gilets jaunes dans la rue !
Serait-ce alors le tour de passe-passe parfait : faire payer davantage, puis présenter la baisse comme une victoire ?

Lire l'article

PolitiqueJustice et Sécurité

LE SANG ET LE SILENCE

LE SANG ET LE SILENCE
Terreur islamiste, laxisme migratoire, deux poids deux mesures : ce que le silence protège
« Le vrai courage, c'est de regarder la vérité en face, et de la nommer. »
En ce vingt-cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, où l'Occident se recueille sur ses près de trois mille morts, nous avons, dans notre précédente analyse, nommé l'immigration de masse comme l'une des causes de notre déclassement. Il faut aujourd'hui aller au bout d'un fait que l'on préfère traiter par euphémisme : depuis un quart de siècle, une terreur porte un nom, une bannière et une idéologie politico-religieuse. Le taire n'a jamais sauvé une victime. Le voici, chiffres et dates à l'appui, et, en regard, ce que d'autres confessions, persécutées bien davantage, font de leur douleur.
Écartons d'emblée le procès que l'on nous fera. Nommer l'islamisme n'est pas accuser les musulmans. Distinguer un fanatisme d'une foi n'est pas confondre l'un avec l'autre : c'est même le contraire. Ceux qui, à la première date citée, dégainent le mot d'« islamophobe » ne défendent pas une religion : ils protègent une idéologie qui tue en son nom, et ils la protègent en interdisant qu'on la nomme. Nous refusons ce chantage. Les faits, les voici.
I. Le décompte que l'on n'ose plus tenir
Tout part d'un matin de septembre. Le 11 septembre 2001, deux avions précipités sur les tours de Manhattan tuent près de trois mille personnes au nom d'Al-Qaïda. Ce jour-là s'ouvre une séquence qui n'est pas close. Dresser la liste des attentats islamistes qui ont suivi, dans le monde, en Europe et en France, ce n'est pas noircir un tableau : c'est refuser l'amnésie organisée qui, d'un massacre à l'autre, nous fait « tourner la page » avant même d'avoir compté les morts.

Lire l'article

InstitutionsPolitiqueSociété

L’Euro Bouclier et le Mirage Suisse

L’Euro Bouclier et le Mirage Suisse.
Ce que nos candidats n’osent pas vous dire.
Regardons la réalité en face : la France aborde les prochaines échéances électorales avec une épée de Damoclès de 3 500 milliards d’euros de dette. Face à ce gouffre, deux discours politiques s'affrontent en boucle sur les plateaux de télévision. D'un côté, les tenants du statu quo affirment que « l’euro nous protège » comme un bouclier magique. De l'autre, les partisans d’une rupture radicale crient au retour immédiat au franc français.
Pour les citoyens, la confusion est totale. À quoi sert ce bouclier européen si les services publics s'effondrent et que le pouvoir d'achat fond ? Et pourquoi notre voisin suisse, juste de l'autre côté de la frontière, réussit-il à vivre en dehors de l'Union européenne avec une santé financière insolente ?
Chez Vox Nostra, nous refusons la langue de bois. Posons les cartes sur la table pour secouer l'inertie de nos élus, comprendre le piège dans lequel ils nous ont enfermés, et imposer des solutions concrètes.

Lire l'article

éducationPolitiqueSociété

Il est urgent de réapprendre à former des enseignants du primaire 

Il est urgent de réapprendre à former des enseignants du primaire 
L'enquête internationale TIMSS (1) 2023 donne à la France un score moyen de 484 points en mathématiques en CM1, contre 524 pour les 22 pays de l'Union européenne et 525 pour les pays de l'OCDE participant à l'enquête. La France se situe donc à environ 40 points sous ces deux moyennes. 
Ce constat est confirmé par un rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, publié le 31 août 2026, relevant une dégradation des performances françaises sur plusieurs décennies, notamment en mathématiques et en orthographe. Il souligne que les performances des élèves français sont particulièrement préoccupantes au primaire et identifie parmi les facteurs relevant du système éducatif la formation initiale et continue insuffisamment adaptée des enseignants.
En effet, il y a quelque chose de paradoxal dans l'histoire récente de l'Éducation nationale : alors que le niveau de diplôme exigé pour devenir enseignant n'a cessé de progresser, le niveau des élèves français s'est, lui, dégradé.

Lire l'article

Cahiers du temps longTous les thèmes

Introduction au Cahier du temps long n°2

Introduction au Cahier du temps long n°2
Essais sur le temps, la culture et la civilisation : Onze dimensions d’une même rupture
Pourquoi les sociétés occidentales ont-elles progressivement perdu les formes d’autorité qui rendaient possible leur continuité historique ? 
C’est la question centrale du Cahier n°2. 
En onze chapitres, Le Temps Long explore les ruptures successives, temporelle, informationnelle, stratégique, éducative, culturelle, sociale, démocratique, territoriale, anthropologique, historique, civilisationnelle et les met en regard avec des propositions opérationnelles concrètes.
1.  Le fil directeur : la perte progressive de l’autorité
Le Cahier n°2 repose sur une conviction méthodologique empruntée à Fernand Braudel : 
les crises contemporaines ne se comprennent qu’à la lumière de plusieurs temporalités superposées.

Lire l'article

Justice et SécuritéPolitiqueTribune libre

Censure partielle de la Loi « RIPOST » en date du 21 juillet 2026 par le Conseil Constitutionnel.

Une tribune de Monsieur Claude DUPONT, Commissaire divisionnaire honoraire, Vice Président de l' association Défense Police:

Censure partielle de la Loi « RIPOST » en date du 21 juillet 2026 par le Conseil Constitutionnel.
Ou quand la Haute Cour fait primer les libertés sur le droit à la sécurité.
e rappelle que cette loi adoptée par les deux Chambres et en commission paritaire vise à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens .
On serait tenté de croire que cette loi est superflue, qu'elle s'ajoute aux dizaines d’autres qui portent sur le même objet et donc elle serait inutile.
Il n'en est rien, car le Ministère de l’Intérieur qui est à l’origine de la conception et du vote de cette loi a voulu apporter une réponse précise, assortie de peines, à des phénomènes de délinquance qui étaient apparus petit à petit au grand jour et qui échappaient à toute répression , faute de base légale.
Donc la nouvelle loi a édicté sept mesures précises qui répondaient à la fois aux attentes de la population réclamant plus de sévérité pour certains comportements hors normes, et dans le même temps, elle donnait ainsi plus de moyens légaux aux forces de l'ordre pour pouvoir les endiguer et les neutraliser.
Ces mesures nouvelles censurées par le conseil Constitutionnel le 14 août 2026 dans sa décision N°2026-915 DC sont  les suivantes :

Lire l'article