Société
Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?  

Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?  

Le Conseil constitutionnel, un juge qui fait la Loi contre le Peuple ?
Le 28 février 2025 nous avons publié une chronique intitulée « Le Conseil constitutionnel : un rempart contre la démocratie ? ».
Nous mettions déjà en lumière l’évolution de cette institution, laquelle, à partir de 1970, a élargi son champ de compétence, passant du strict contrôle de la conformité des lois et règlements à la Constitution (article 61), voulu par ses rédacteurs, à une appréciation au fond en se référant non plus à la Constitution mais à un bloc de constitutionnalité (1) notamment à des droits fondamentaux tels que figurant dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, notions par définition très larges et subjectives.
Ainsi le 6 juillet 2018,(2) le Conseil constitutionnel, dans un contentieux concernant des personnes condamnées pour avoir transporté ou accompagné des migrants à la frontière, s’appuyant sur la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », a indiqué que « la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle » et qu’ « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».
Nous confirmons ici notre conclusion initiale : la nécessaire réforme du Conseil constitutionnel devenu à bien des égards un militant politique donc dépourvu d’objectivité et prenant des décisions contre la volonté du seul souverain reconnu par la Constitution dans son article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

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La langue assassinée, la pensée enterrée

La langue assassinée, la pensée enterrée

La langue assassinée, la pensée enterrée
Déconstruire une langue, c’est déconstruire une civilisation. Nos dirigeants le savent-ils, ou est-ce précisément le plan ?
Il ne suffit pas de tuer une nation par décrets et par dettes. Il faut, pour que l’œuvre soit complète, tuer sa langue. Et pour tuer une langue, il faut d’abord abrutir ses enfants. Cette vérité, nos élites la connaissent. Certaines, peut-être, la mettent en pratique.
L’École en ruines : l’effacement programmé
Les chiffres tombent, implacables, comme des pierres tombales sur la sépulture de ce qui fut jadis la meilleure école du monde. Les classements PISA, édition après édition, racontent le même naufrage. Les élèves français lisent moins bien, comprennent moins, raisonnent moins. On ne s’en alarme plus. On s’y habitue. On l’administre.
Le latin ? Le grec ? Ces langues-racines, ces clés de voûte de toute la pensée occidentale, ont été progressivement chassées des programmes comme des intrus encombrants. On les réserve désormais à « de rares esthètes », comprendre à quelques attardés nostalgiques qui n’ont pas encore compris que l’avenir appartient à l’emoji et au fil Instagram.

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Le protoxyde d’azote

Le protoxyde d’azote

Le protoxyde d’azote
(Une nouvelle arme pour détruire notre jeunesse déjà fragilisée)
Le protoxyde d’azote, autrefois utilisé pour la crème chantilly ou en milieu médical, est devenu un fléau pour notre jeunesse. Facilement accessible, il est perçu comme inoffensif, mais ses effets peuvent être dramatiques. Tout comme les drogues, il provoque des ravages, et il est grand temps de réagir.
Le protoxyde d’azote est à la mode, notamment grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Des jeunes l’inhalent pour se « détendre » ou faire les fous, sans se rendre compte des risques. Il est trop facile de se procurer ces bonbonnes et, avec l’absence de prise de conscience des dangers, leur usage ne cesse de se banaliser.

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1er mai, la passion française pour les faux combats, angle mort des vraies urgences

1er mai, la passion française pour les faux combats, angle mort des vraies urgences

1er mai, la passion française pour les faux combats, angle mort des vraies urgences
Voici revenir le 1er mai, le temps du muguet et de la polémique sur l’interdiction du travail en ce jour chômé, notamment pour les boulangers et, grand paradoxe, les fleuristes. Précisons que l’interdiction concerne les salariés.
En 2025, les amendes infligées à quelques boulangers avaient conduit le chef de l’Etat à constater que le cadre actuel exposait inutilement certains professionnels à des sanctions et souhaiter plus de sécurité juridique.
Dans cette perspective, le texte de loi, adopté par le Sénat en seconde lecture le 10 avril 2026, arrive devant l’Assemblée nationale. (1)
Il s’agit, sur la base du volontariat (accord écrit) et d’une rémunération doublée, d’autoriser les salariés à travailler le 1er mai dans les secteurs suivant : établissements assurant la fabrication ou la préparation de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate, commerces alimentaires au détail, vente de fleurs naturelles et établissements culturels. La grande distribution et certains magasins spécialisés demeurent exclus du dispositif.

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Entre-deux-tours : le bal des reniements et la réalité du terrain

Entre-deux-tours : le bal des reniements et la réalité du terrain

Entre-deux-tours : le bal des reniements et la réalité du terrain.
À chaque élection municipale, la même scène se répète. Entre le premier et le second tour, les postures de campagne laissent place aux calculs d’appareil. Les promesses d’indépendance se dissolvent dans des accords de circonstance, souvent négociés dans l’ombre, loin des électeurs.
Cette année encore, la gauche dite “républicaine” n’échappe pas à la règle. Alors que certains responsables socialistes affirmaient, la main sur le cœur, qu’aucune alliance ne serait conclue avec La France Insoumise, les faits démontrent l’inverse.
Fusions de listes, désistements stratégiques ou techniques, accords implicites : tout converge vers un objectif unique, faire barrage au Rassemblement National et plus largement à la droite.
Ce réflexe, devenu presque mécanique, interroge profondément la sincérité du discours politique. Peut-on durablement revendiquer des divergences de fond avec un mouvement, tout en s’alliant avec lui dès que l’enjeu électoral l’e

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Islam et République : regarder la réalité sans caricature

Islam et République : regarder la réalité sans caricature

Islam et République : regarder la réalité sans caricature.
Peut-on analyser sereinement la place de l’islam en France sans tomber ni dans la caricature ni dans le déni ?
Un constat lucide d’une tension civilisationnelle contemporaine : l’Islam et la France.
« Il faut toujours dire ce que l’on voit ;
surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Charles Péguy. . .
Introduction : Entre réalité sociologique et crispation politique
La place de l’islam en France constitue aujourd’hui l’un des sujets les plus sensibles du débat public. Elle touche à la fois :
à l’identité nationale,
à la laïcité,
à l’histoire coloniale,
à l’intégration des populations issues de l’immigration,
et à la stabilité du cadre républicain.

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Souveraineté et Responsabilité                              

Souveraineté et Responsabilité                              

Souveraineté et Responsabilité
Remettre l’essentiel au centre du débat
La réaction du président Emmanuel Macron face à l’absence d’information préalable concernant certaines frappes menées par les États-Unis et Israël a suscité un débat compréhensible. 
Être informé en amont n’est pas qu’une question de prestige diplomatique : c’est une question d’anticipation, de protection des ressortissants et de préparation sécuritaire. Mais au-delà de l’épisode, une interrogation plus profonde traverse l’opinion : notre action publique est-elle cohérente face aux menaces qui pèsent sur la nation ?

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PEURS MODERNES & RENONCEMENTS

PEURS MODERNES & RENONCEMENTS

PEURS MODERNES & RENONCEMENTS
Volet III — Principe et obsession de l’Immédiateté
Quand l’instant devient souverain, la pensée recule et la décision se dissout.
« Ô temps ! suspends ton vol… »
Alphonse de Lamartine, Le Lac (1820)
Introduction doctrinale
La série Peurs modernes & Renoncements repose sur une thèse constante :
« Notre civilisation ne s’affaiblit pas par excès d’audace, mais par refus systématique du risque, par peur du réel, et par incapacité à assumer la responsabilité de décider. »
Le développement durable a montré comment une intuition devient religion, le principe de précaution a révélé comment la peur devient droit canon.
Il convient désormais d’analyser un mécanisme plus diffus, mais tout aussi structurant :
la transformation de l’immédiateté en norme civilisationnelle.
Nous vivons une époque où la réponse doit précéder la réflexion.
Où l’émotion devance l’analyse, où la pression numérique supplante la délibération, où l’instant devient souverain.
L’immédiateté n’est plus une contrainte technique.
Elle est devenue une exigence morale.

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LA RÉPUBLIQUE NE SE DÉFEND PAS PAR L’AMALGAME 

LA RÉPUBLIQUE NE SE DÉFEND PAS PAR L’AMALGAME 

LA RÉPUBLIQUE NE SE DÉFEND PAS PAR L’AMALGAME 
Parler de République exige de la gravité.
Parler de violence exige de la précision.
Parler de meurtre exige du respect.
Le texte de Dominique de Villepin, paru sur X le 19 février dernier après l’assassinat odieux de Quentin Deranque, prétend défendre la République. En réalité, il déplace le débat. Il opère une confusion calculée entre responsabilité pénale, climat politique et supposée “normalisation” d’un parti qui n’a aucun lien avec le crime qu’il instrumentalise pour réactiver un vieux procès idéologique.
La République mérite mieux que cela.
1. Un meurtre n’est pas un prétexte
Un assassinat a été commis. Il doit être jugé. Les responsabilités individuelles doivent être établies.

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Le principe de précaution

Le principe de précaution

Le principe de précaution
Quand le droit canon de la peur accélère l’effondrement
Volet II du socle doctrinal Peurs modernes & renoncements
Il existe désormais un fil directeur clair reliant les grandes dérives de l’action publique contemporaine : la peur n’est plus un signal à traiter, mais un principe de décision.
Après avoir montré comment le développement durable s’est transformé en religion morale, il faut analyser l’outil qui lui a donné sa force contraignante : le principe de précaution.
Le développement durable est la religion.
Le principe de précaution en est le droit canon.
Constitutionnalisé en 2005 sous la présidence de Jacques Chirac, le principe de précaution a profondément modifié la nature même de la décision publique.
Il n’encadre plus l’action : il l’empêche.
Les effets ne sont plus théoriques. Ils sont mesurables, quantifiables, et désormais visibles dans le réel.

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