« 1975-2025 : Les 50 décisions qui ont coulé la France ?»

7 Juil 2026Politique, Institutions, Société1 commentaire

Rapport publié en juin 2026 par l’Institut Thomas More (1) et coordonné par Jean de Belot, Tarick Dali et Jean-Thomas Lesueur.

Ce rapport défend la thèse selon laquelle le déclin de la France depuis les années 1970 ne résulte pas principalement de facteurs extérieurs (mondialisation, mutations technologiques, etc.), mais d’une succession de 50 décisions politiques majeures prises entre 1975 et 2025. Selon les auteurs, ces décisions ont progressivement affaibli les performances économiques, les institutions, la cohésion sociale, la souveraineté et les services publics. Le rapport se présente comme un diagnostic préalable à un futur programme de « redressement » en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Les principaux constats

Les auteurs estiment que la France est confrontée à quatre formes d’insécurité :

  • Économique et sociale, avec un affaiblissement de la compétitivité, une désindustrialisation, un poids croissant des dépenses publiques et un ralentissement de la croissance.
  • Sécuritaire et judiciaire, qu’ils attribuent à un affaiblissement de l’autorité de l’État et à une justice jugée trop clémente.
  • Politique, caractérisée selon eux par une perte de souveraineté liée notamment à l’intégration européenne et à une défiance croissante envers les institutions.
  • Culturelle et identitaire, qu’ils relient aux politiques migratoires, au multiculturalisme et à l’évolution des politiques éducatives et culturelles.

Les grandes familles de décisions critiquées

Les cinquante décisions sont regroupées en dix grands thèmes :

  • École, culture et transmission
  • Immigration et intégration
  • Économie, industrie et agriculture
  • État, fiscalité et finances publiques
  • Santé
  • Sécurité et justice
  • Souveraineté et Europe
  • Énergie et environnement
  • Démocratie et institutions
  • Modèle social et famille.

Parmi les décisions les plus marquantes citées figurent notamment :

  • Le collège unique (1975) ;
  • Le regroupement familial (1976) ;
  • La retraite à 60 ans (1982) ;
  • L’impôt sur la fortune (1981) ;
  • Les 35 heures (1998) ;
  • Le traité de Maastricht ;
  • L’euro ;
  • Le traité de Lisbonne ;
  • La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ;
  • Plusieurs réformes de la justice, de l’école et de la décentralisation.

Les enseignements dégagés

Les auteurs résument leur analyse autour de douze enseignements, parmi lesquels :

  • Trois erreurs d’analyse (mondialisation, construction européenne, immigration/islam) ;
  • Trois illusions sur la capacité de l’État à résoudre les problèmes par davantage de réglementation et de dépenses publiques ;
  • Quatre menaces pesant sur la démocratie (sentiment de dépossession, perte de confiance dans les institutions, affaiblissement des collectivités locales, responsabilité des dirigeants politiques) ;
  • Une alerte sur l’absence de remise en cause des réformes passées ;
  • Un espoir de redressement fondé sur une réorientation profonde des politiques publiques.

En conclusion

Le rapport soutient que cinquante décisions prises entre 1975 et 2025 ont progressivement conduit au déclin économique, institutionnel, social et culturel de la France et qu’un redressement durable suppose de revenir sur une partie importante de ces choix politiques.

L’institut Thoma More annonce pour l’automne un second rapport visant à dresser les axes et les mesures- clé du redressement de la France.

 1-L’Institut Thomas More est un cercle de réflexion se présentant comme libéral-conservateur. 

1 Commentaire

  1. decanis

    excellent dossier, qui montre que les décisions prises par nos dirigeants engagent des résultats, positifs ou négatifs. Il est donc toujours possible d’aller vers le mieux, en espérant que dans ces guerres politiques et économiques, le paramètre corruption ne soit pas trop actif !

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