La France mérite des responsables qui comprennent
que l’honneur, parfois, c’est de céder la place.
Les noms et les faits que l’État n’a pas su empêcher
Ces prénoms, ces visages, ces vies brisées ne sont pas des faits divers. Ce sont des actes d’accusation adressés à un État qui a sciemment sacrifié les moyens nécessaires à la protection de ses citoyens les plus vulnérables.
Les victimes de la non-exécution des OQTF : une liste qui s’allonge
Lola et Philippine sont les noms que la France a retenus. Mais ils ne sont que la partie visible d’une réalité bien plus vaste. Depuis 2017, la liste des victimes de ressortissants étrangers sous OQTF non exécutée s’allonge inexorablement, sans que la promesse présidentielle des « 100 % d’exécution » ne soit jamais tenue.
Lola, 12 ans : Paris, 14 octobre 2022. Torturée, violée et assassinée par Dahbia B., ressortissante algérienne sous OQTF non exécutée. Son père Johan Daviet est mort de chagrin le 23 février 2024.
Philippine, 19 ans : Bois de Boulogne, Paris, 21 septembre 2024. Étudiante à Paris-Dauphine, violée et assassinée par Taha O., condamné pour viol et sous OQTF non exécutée.
Dominique Bernard, professeur : Arras, 13 octobre 2023. Assassiné dans son lycée par Mohammed Mogouchkov, ressortissant tchétchène sous OQTF depuis 2014, jamais expulsé.
Attaque à la Gare du Nord : Paris, 2023. Six blessés graves. Auteur : ressortissant africain sous OQTF.
Lino Sousa Loureiro : 2024. Homicide commis par un étranger sous OQTF non exécutée.
Attaque au couteau à Mulhouse : 2025. Une personne tuée, plusieurs blessées. Auteur sous OQTF.
Ces noms sont ceux que la presse a relayés. Combien d’autres victimes anonymes, de drames moins médiatisés, s’ajoutent à ce bilan silencieux ?
Sur les OQTF prononcées en France, seuls 7 à 10 % sont effectivement exécutées. La promesse d’Emmanuel Macron en 2017 : « 100 % d’exécution ». En 2021, le taux d’exécution vers l’Algérie atteignait 0,2 %. La non-coopération des pays d’origine n’a jamais été sanctionnée diplomatiquement.
Lyhanna et les victimes de la défaillance judiciaire face aux prédateurs sexuels
Lyhanna, 11 ans Fleurance, Gers, disparue le 29 mai 2026, corps retrouvé le 4 juin 2026. Le suspect, Jérôme B., 41 ans, était connu de la justice depuis 2017 : signalement pour relation avec mineure (classé sans suite), renvoi d’un établissement scolaire en 2021, plainte pour viol sur une enfant de 7 ans en 2022 (classée sans suite en 2024), nouvelle plainte pour viols répétés sur une enfant de 10 ans déposée en août 2025, dossier transmis par voie postale entre parquets, suspect jamais entendu.
Quatre signalements. Neuf ans. Zéro incarcération. Une enfant est morte.
On pourrait en rajouter tellement sur le sujet tant ce fiasco général et philosophique est patent.
Samuel Paty et l’abandon institutionnel : ce que le film « L’Abandon » a révélé
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine, était décapité à la sortie de son établissement par un djihadiste tchétchène pour avoir enseigné la liberté d’expression.
Le film « L’Abandon » de Vincent Garenq, présenté hors compétition au Festival de Cannes le 13 mai 2026, a documenté avec rigueur la mécanique bureaucratique qui a conduit au drame. Les défaillances sont multiples et imputables à l’institution :
- L’Éducation nationale, avertie de la campagne de haine déclenchée contre Samuel Paty sur les réseaux sociaux, n’a pas activé les dispositifs de protection fonctionnelle auxquels il avait droit.
- La direction de l’établissement, sous pression des parents, a préféré le calme social à la défense d’un enseignant qui appliquait les programmes officiels.
- Le rectorat, informé de la situation, n’a pas ordonné d’intervention ni de mise en sécurité.
- Samuel Paty s’est retrouvé seul face à une machine administrative qui avait priorisé l’apaisement communautaire sur la protection d’un serviteur de la République.
L’Abandon documente les faits : défaillances de l’Éducation nationale, autocensure des enseignants, lâcheté collective. Il met en lumière un homme seul face à une machine idéologique et administrative qui a priorisé le calme social sur la défense des principes républicains.
L’assassinat de Dominique Bernard à Arras, un an plus tard, par un autre ressortissant étranger sous OQTF non exécutée, confirme que les leçons de Conflans n’ont pas été tirées. L’Éducation nationale n’a toujours pas rompu avec la culture du silence et de l’autocensure qui condamne ses professeurs à la solitude face aux menaces.
L’Éducation nationale en faillite : Samuel Paty, Lyhanna et le naufrage scolaire
Les drames de Conflans et de Fleurance ne sont pas seulement des tragédies judiciaires ou sécuritaires. Ils révèlent une institution qui n’est plus capable de remplir aucune de ses missions fondamentales : transmettre des savoirs, protéger ses élèves, défendre ses enseignants.
Dans l’affaire Lyhanna, rappelons que le suspect Jérôme B. avait été renvoyé d’un établissement scolaire en 2021 pour comportement inapproprié avec des élèves sans que les signalements ne remontent à la chaîne hiérarchique de l’Éducation nationale ni ne soient transmis à la justice de façon efficace. L’institution scolaire et l’institution judiciaire ont toutes deux failli.
Sur le plan académique, le bilan est aussi accablant :
- Classement PISA 2022 (résultats publiés en décembre 2023) : la France chute à la 26e place parmi les pays de l’OCDE, avec une baisse de 21 points en mathématiques, la plus forte depuis le lancement de l’étude PISA en 2000, deux fois supérieure à la moyenne internationale.
- Baisse de 19 points en compréhension de l’écrit sur la même période.
- La France se situe désormais loin derrière Singapour, le Japon, la Corée du Sud, et même derrière des pays européens qu’elle surclassait encore il y a vingt ans.
- 20 % des élèves entrent en 6e sans maîtriser les compétences de base en lecture et en calcul.
- La crise du recrutement est structurelle : des milliers de postes non pourvus aux concours, des contractuels sans formation en salle de classe dès la rentrée.
L’école de la République n’instruit plus, n’éduque plus, ne protège plus. Elle gère des crises. Et elle abandonne ceux qui la servent.
Le scandale périscolaire : quand l’État central abandonne sa mission de cadrage
Depuis 2024, une vague de révélations a mis au jour des agressions sexuelles commises sur des enfants en bas âge par des animateurs dans le périscolaire à Paris et dans de nombreuses villes de France. En vingt ans, aucun gouvernement n’a imposé de cadre national contraignant pour la vérification systématique des antécédents judiciaires, la formation obligatoire à la prévention des violences, et le signalement normalisé des cas suspects.
Bilan à Paris au 3 avril 2026 :
- 78 animateurs suspendus depuis le début de l’année 2026, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles
- 46 animateurs supplémentaires suspendus en 2025, dont 20 pour faits à caractère sexuel
- 15 enquêtes judiciaires ouvertes par le parquet de Paris en novembre 2025
- Phénomène confirmé dans toutes les régions par Cash Investigation (France 2, 29 janvier 2026)
Emmanuel Macron s’était engagé lors du débat présidentiel d’entre-deux-tours du 20 avril 2022 à lancer un programme national de protection de l’enfance. Quatre ans plus tard, il n’existe toujours pas de fichier national fiable pour bloquer le recrutement de prédateurs sexuels auprès de nos enfants.
Le chaos dans la rue : quand l’État choisit de ne pas défendre la République
Le désordre public n’est pas seulement une tragédie individuelle. C’est aussi un choix politique, avec un coût humain, matériel et institutionnel.
Les soirées PSG 2025 et 2026 : l’ordre donné de ne pas intervenir
Lors des deux victoires du PSG en demi-finale et finale de la Ligue des Champions, les scènes de pillage et de violence qui ont embrasé Paris et 71 villes de France n’étaient pas inévitables. Elles étaient prévisibles. Et la décision de laisser faire était assumée.
- 178 policiers et gendarmes blessés sur deux jours d’intervention
- 890 interpellations, hausse de 45 % par rapport à 2025, pour 3 incarcérations
- 219 civils blessés, dont 8 grièvement
- 71 villes touchées, coût estimé : environ 100 millions d’euros
La doctrine du non-affrontement, qui disparaît face aux agriculteurs mais s’impose face aux émeutiers, constitue une rupture d’égalité devant la loi.
Les émeutes de 2023 : un milliard d’euros de désordre consenti
Les émeutes de l’été 2023 se sont traduites, selon un rapport du Sénat, par un coût estimé à un milliard d’euros. La même doctrine de non-affrontement prévalait.
On envoie des hélicoptères et des moyens de guerre sur des agriculteurs qui bloquent une autoroute. On accompagne en cortège ceux qui brûlent des mairies et pillent des commerces. Cette asymétrie n’est pas un hasard. C’est une idéologie.
Les responsabilités nominatives
La crise n’est pas née d’un concours de malchances. Elle est le produit de choix assumés, d’arbitrages budgétaires délibérés, et d’une idéologie qui a trop longtemps considéré la fermeté comme une faute.
Emmanuel Macron, Président de la République
Chef de l’exécutif depuis 2017, il porte la responsabilité de l’ensemble de ces arbitrages. La promesse du « 100 % d’exécution des OQTF » n’a jamais été tenue. Les places de prison annoncées n’ont pas été construites. L’engagement solennel de protection de l’enfance pris en 2022 est resté lettre morte. Sous sa présidence, l’État a abandonné Samuel Paty, Lola, Philippine, Lyhanna. La dette atteint 3 500 milliards d’euros. L’Hôpital s’effondre. L’école républicaine est en décrochage historique.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur
Depuis le 12 octobre 2025, il est responsable de l’ordre public. Les soirées PSG ont démontré l’incapacité ou le refus de faire respecter l’autorité de l’État. La doctrine du non-affrontement, sélective et idéologique, constitue une capitulation de la République.
Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Le ministre a eu, dans l’affaire Lyhanna, le courage rare de demander pardon et de qualifier la situation d’« immense échec ». Ce geste l’honore. Mais le pardon, sans démission, n’est pas une réponse institutionnelle. Une justice sous-financée a laissé Jérôme B. libre malgré quatre signalements. L’absence de cadre national contraignant pour la protection de l’enfance dans les services publics est une faute politique. De plus, il a fait preuve d’une absence manifeste de pilotage et maîtrise de ses procureurs en découvrant que le parquet d’Auch n’avait pas suivi ses directives et que 70000 plaintes étaient en déshérence dans le domaine des affaires de pédocriminalité.
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale
Sous sa responsabilité, l’Éducation nationale cumule les échecs, même si la plupart d’entre eux concernent aussi la litanie des ministres qui se sont succédé : naufrage des résultats scolaires confirmé par PISA, culture du silence et de l’autocensure qui a condamné Samuel Paty à la solitude, défaillances dans les remontées de signalements concernant Jérôme B., incapacité structurelle à recruter et à former des enseignants en nombre suffisant. L’institution scolaire n’instruit plus, n’éduque plus, ne protège plus. Elle gère des crises et mal.
Ce que Vox Nostra propose
Dans les grandes démocraties, la démission est le dernier acte de dignité d’un responsable qui reconnaît l’échec.
Mais le Président de la République et le gouvernement en place s’arcboutent à leurs sièges et ne démissionneront jamais de leurs responsabilités.
Pourtant la démission n’est pas une punition, ce serait plutôt un signal envoyé aux institutions : les fonctions les plus élevées ne sont pas des sinécures mais des engagements devant les citoyens.
Dans ce contexte de refus de démission assumé, nous avançons un plan d’actions structuré et d’envergure pour que pareilles situations ne se reproduisent plus.
Nous ne visons pas le chaos.
Nous demandons un sursaut rapide, décisif, avant les prochaines élections présidentielles de 2027.
Parce que la France ne peut pas se permettre une année supplémentaire d’inaction, d’incompétence et d’impuissance institutionnelle.
Nous proposons l’ouverture immédiate d’un débat national d’urgence sur les moyens
- alloués à la justice,
- à la police,
- au système carcéral
- et à l’éducation,
incluant la redéfinition complète et structurée des stratégies et politiques associées,
ayant pour vocation à se traduire par une loi de programmation pluriannuelle contraignante votée avant la fin 2026.
Nous vivons un moment de vérité et de bascule
que les prochaines élections présidentielles 2027
devront porter et concrétiser.

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