LE MOMENT DE VÉRITÉ
L’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, engagé contre le narcotrafic, après celui de son frère Brahim en 2020, n’est pas un fait divers de plus.
C’est le révélateur brutal d’une réalité que la France refuse de regarder en face depuis vingt ans : une part croissante de l’insécurité est portée par des réseaux criminels transnationaux issus de l’immigration récente, installés durablement dans des quartiers où l’État a reculé pas à pas.
Au cœur de cette affaire, un nom : la “DZ Mafia”.
Un nom qui n’a rien d’anodin : « DZ » est le code international de l’Algérie, dérivé de Dzayer (Algérie) et Dziri/Dziriya (Algérien), utilisé dans la diaspora nord-africaine.
Qu’une organisation criminelle s’auto-désigne ainsi révèle deux réalités :
- Ligne transnationale assumée, enracinée dans des diasporas structurées.
- Échec total de la politique d’assimilation et d’intégration, qui a laissé prospérer des identités parallèles, parfois opposées à la norme nationale.
Le meurtre des frères Kessaci n’est que l’un des derniers épisodes d’une série de violences qui se répètent dans les “narco-cités”, ces territoires où la France a cessé d’exercer son autorité et où se superposent trafics, clientélisme, réseaux familiaux, économie parallèle et contre-sociétés communautaires.
LE DÉNI FRANÇAIS : 20 ANS À REFUSER DE NOMMER LES CHOSES
Il y a encore dix ans, évoquer le lien entre immigration et insécurité revenait à s’exposer à l’accusation d’amalgame.
Résultat : aucune politique cohérente n’a été menée.
Pendant ce temps :
- les réseaux se sont structurés,
- les trafics se sont industrialisés,
- des quartiers entiers ont basculé hors République ,
- les bandes mafieuses d’origine maghrébine, subsaharienne et balkanique se sont enracinées,
- la violence est montée d’un cran, jusqu’aux exécutions à la kalachnikov en pleine rue.
Dans ce vide politique, ce sont les magistrats, les policiers, les travailleurs sociaux qui ont tiré la sonnette d’alarme.
Toujours les mêmes mots…et maux : territoires perdus, réseaux transnationaux, sentiment d’impunité, échec de l’assimilation.
Mais au niveau national, on a préféré fermer les yeux.
Pourtant, il suffit d’avoir :
- des yeux pour voir la composition des réseaux qui tiennent certaines cités,
- des oreilles pour entendre policiers, magistrats, travailleurs sociaux de terrain,
- et un esprit honnête pour relier les faits.
Le problème n’est pas nouveau. Mais il prend aujourd’hui une ampleur qui menace non seulement la sécurité des habitants, mais l’unité même de la Nation.
Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
LA PAROLE DES SPÉCIALISTES : RECONQUÉRIR PUIS TENIR
Luc Fontaine, magistrat honoraire et expert de la criminalité organisée, l’a dit clairement :
Pour mettre fin aux narco-cités, les forces de l’ordre doivent les nettoyer puis les tenir dans la durée.
Ce diagnostic, simple et implacable, renvoie à une stratégie qui n’a jamais été assumée :
- Reconquête totale des quartiers tombés sous la loi des trafiquants.
- Présence permanente des forces de l’ordre pour empêcher le retour des réseaux.
- Reconstruction, mais avec un filtre strict :
- sélection des profils admis dans les logements,
- refus d’installer des personnes liées à des trafics,
- priorité aux familles intégrées et assimilées, stables, respectueuses des règles républicaines.
C’est ce qu’ont fait l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les États-Unis.
La France, elle, a laissé les cités basculer sans jamais s’engager dans une reconquête durable.
LE GRAND VIDE ALOGIQUE : LA DIMENSION MIGRATOIRE
Il est tout simplement impossible de restaurer la sécurité sans revoir en profondeur la politique migratoire.
Les réseaux criminels installés dans les cités :
- s’appuient sur des solidarités diasporiques,
- fonctionnent avec des relais familiaux dans les pays d’origine,
- utilisent les routes migratoires pour la logistique,
- exploitent le communautarisme pour recruter et protéger leurs membres.
Cela signifie qu’une immigration incontrôlée, non assimilée et concentrée crée mécaniquement un terreau pour des réseaux criminels transnationaux.
Pour rompre cette mécanique, trois piliers sont indispensables :
- Immigration choisie, limitée, ciblée : en fonction des besoins et de la capacité d’intégration.
- Assimilation obligatoire : langue, valeurs, respect des normes françaises, adhésion à l’histoire et au cadre républicain.
- Retour au pays d’origine pour ceux qui refusent cette assimilation ou enfreignent gravement les lois.
Ce modèle n’est ni radical ni inédit : c’est celui qui a permis l’intégration et l’assimilation des Italiens, Polonais, Portugais ou Espagnols au XXᵉ siècle.
DERRIÈRE LA DZ MAFIA, UN SYMBOLE : L’ABANDON DE LA SOUVERAINETÉ
La DZ Mafia n’est pas seulement un groupe.
C’est un symbole de l’effondrement de l’autorité.
Un nom revendiqué, assumé, affiché, qui exprime :
Nous ne sommes pas soumis à la loi française ; nous avons nos propres codes, nos réseaux, nos règles.
Quand une bande criminelle peut porter le code international d’un autre pays et régner sur des quartiers entiers, ce n’est pas l’insécurité qui progresse : c’est un autre ordre qui s’impose à la République.
FRANCE 2025 : UN AUTRE POINT DE BASCULE
Nous sommes arrivés au point où deux trajectoires s’opposent :
1. La reconquête
- reconquête policière,
- reconquête judiciaire,
- reconquête urbaine,
- reconquête migratoire,
- reconquête culturelle (assimilation).
2. Le renoncement
- fragmentation territoriale,
- mafias transnationales,
- enclaves communautaires,
- société parallèle,
- violence de niveau latino-américain.
Le meurtre des frères Kessaci doit être un tournant.
Il doit rappeler que la République n’a pas vocation à se laisser dépecer morceau par morceau par des réseaux qui utilisent les failles migratoires, le communautarisme et l’effacement de l’autorité.
Il est encore temps de choisir la reconquête.
Mais la fenêtre se referme.
Notre Projet de Programme Présidentiel aborde ce sujet critique.
Nous aurons l’occasion de la partager après sa diffusion.

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