PSG-Arsenal :                                        

5 Juin 2026Société, Justice et Sécurité0 commentaires

                                                                                   

Combien de temps encore allons-nous accepter l’inacceptable ?

Le Paris Saint-Germain a remporté une victoire historique face à Arsenal. Une immense joie pour des millions de supporters. Une fierté pour le football français. Une fête populaire qui aurait dû rassembler le pays.

Pourtant, une fois encore, la France s’est offert au monde sous son plus mauvais visage.

Au lendemain de cette victoire, le bilan est accablant : un mort, des centaines de blessés, 178 policiers et gendarmes touchés, des commerces pillés, des véhicules incendiés, des centres-villes dégradés et plus de soixante-dix villes affectées par des violences urbaines.

La question n’est plus de savoir ce qui s’est passé.

La question est de savoir pourquoi plus personne n’est surpris.

Voilà le véritable scandale.

Avant même le coup d’envoi, chacun savait que des violences éclateraient. Les autorités le savaient. Les médias le savaient. Les commerçants le savaient. Les habitants le savaient.

Dans quel autre pays démocratique considère-t-on comme normal de déployer des dizaines de milliers de policiers pour célébrer une victoire sportive ?

Dans quel autre pays accepte-t-on qu’une fête populaire se transforme presque mécaniquement en scène de guérilla urbaine ?

Nous avons échangé aujourd’hui avec des policiers en retraite qui ont connu des périodes difficiles. Ils ont connu les violences de rue, les manifestations tendues, les affrontements entre bandes rivales et les soirs de match à haut risque.

Mais ils ont aussi connu une époque où l’autorité de l’État inspirait encore le respect.

Non parce que les policiers étaient plus nombreux.

Non parce qu’ils étaient mieux équipés.

Mais parce que les délinquants savaient que la République ne plaisantait pas avec l’ordre public.

Aujourd’hui, ce sentiment a disparu.

Depuis des années, les gouvernements successifs répondent aux mêmes violences par les mêmes déclarations. Les mots changent à peine. Les résultats, eux, se dégradent continuellement.

Chaque émeute donne lieu aux mêmes promesses de fermeté.

Chaque émeute produit davantage de blessés.

Chaque émeute renforce le sentiment d’impunité.

Et chaque émeute éloigne un peu plus les Français de ceux qui les gouvernent.

Le plus inquiétant n’est pas la violence elle-même.

Le plus inquiétant est le déni.

Comment peut-on encore parler d’événements « globalement maîtrisés » lorsque plus de soixante-dix villes sont touchées ?

Comment peut-on présenter le nombre d’interpellations comme une réussite alors qu’il constitue d’abord la preuve de l’ampleur des désordres ?

Comment peut-on répéter, année après année, les mêmes discours sans jamais s’interroger sur leur inefficacité ?

La vérité est que notre pays souffre d’une crise profonde de l’autorité.

Pendant trop longtemps, certains responsables politiques ont préféré gérer les conséquences plutôt que traiter les causes.

Pendant trop longtemps, la peur de paraître trop fermes a conduit à l’inaction.

Pendant trop longtemps, l’excuse sociale a remplacé la responsabilité individuelle.

Résultat : des groupes de casseurs considèrent désormais les grandes célébrations nationales ou sportives comme des opportunités de pillage et de destruction.

Une société qui ne sanctionne plus suffisamment les violences finit toujours par les encourager.

Une République qui hésite à faire respecter ses propres règles finit toujours par perdre en crédibilité.

Pourtant, rien n’est irréversible.

La France dispose de policiers compétents, de magistrats dévoués, d’institutions solides et d’une immense majorité de citoyens respectueux des lois.

Ce qui manque n’est pas la capacité d’agir.

Ce qui manque est une volonté politique claire.

Les propositions de Vox Nostra

  • Jugement systématique et rapide des auteurs de violences urbaines. 
  • Rétablissement de peines minimales pour les agressions contre les forces de l’ordre. 
  • Application effective du principe « casseur-payeur » afin que les auteurs remboursent intégralement les dégâts causés. 
  • Responsabilisation financière des familles lorsque les auteurs sont mineurs. 
  • Protection juridique renforcée pour les policiers et les gendarmes engagés dans le maintien de l’ordre. (1)
  • Expulsion systématique des étrangers condamnés pour violences urbaines ou attaques contre les forces de sécurité. 
  • Politique migratoire maîtrisée permettant de restaurer pleinement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. 
  • Évaluation régulière des responsables publics sur les résultats concrets obtenus en matière de sécurité. 

Ces propositions peuvent être débattues.

Ce qui ne peut plus être débattu, en revanche, c’est l’échec de la situation actuelle.

La France ne manque ni de lois, ni de policiers, ni de moyens.

Elle manque aujourd’hui d’une direction capable de faire respecter les règles qu’elle édicte.

Les Français ne demandent pas l’impossible.

Ils demandent simplement de pouvoir célébrer une victoire sportive sans compter les morts, les blessés et les vitrines brisées au petit matin.

Ils demandent que l’ordre redevienne la règle et le chaos l’exception.

En réalité, la question est désormais simple : combien de temps encore allons-nous accepter l’inacceptable ?

1- Le laboratoire d’idées Vox Nostra vient de déposer auprès de l’assemblée nationale une proposition de loi pour protéger les forces de l’ordre lors de leurs interventions, cette proposition a été validée par l’association Défense Police, partenaire de Vox Nostra.

            

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