Sécurité et Insécurité, la profession de foi des faux messies qui nous gouvernent.

10 Avr 2025Culture et médias, Institutions, Justice et Sécurité, Société, Tous les thèmes0 commentaires

Incapacité d’agir ou calcul politique cynique = mise en tension permanente

Reprenons sur le sujet plusieurs citations éclairantes :

Alexis de TOCQUEVILLE (1) : « Plus un mal diminue et plus ce qu’il en reste
devient insupportable »

Emile DURKHEIM (2): « L’activité criminelle est une composante de la société et le
rôle du régalien est de rendre son seuil tolérable »

Thomas JEFFERSON (3) : « Notre liberté ne saurait être plus en sécurité, qu’entre
les mains du peuple lui-même »

L’idée première est que l’insécurité n’est pas une spécificité de notre époque,
même si d’aucuns s’emploient à nous le faire croire à grand renfort médiatique
et par le biais d’une inflation de statistiques parcellaires et partielles, cependant
il ne faut pas nier la réalité du phénomène et de son évolution dans certains
territoires et quartiers, qui ont été consacrés zones de non droit, au nom de la
sacro-sainte paix sociale.
Force est donc de constater, que le régalien est défaillant au mieux et complice au
pire, ce dernier cas de figure pouvant justifier le vote de lois, de plus en plus
liberticides.

Thomas HOBBES (4) : « La liberté réside dans le silence de la loi. »
C’est la fameuse opposition entre état nature et état civil « n’être contraint par
loi, ni de faire, ni de ne pas faire »
Intéressons nous donc au phénomène de bandes depuis le début du siècle
dernier, qui est caractérisé par la conjonction de trois éléments constitutifs et
donc condamnable peut-être dans le cadre d’un délit ou d’un crime à définir.

1905/1914 – les apaches.
1950/1960 – Les blousons noirs.
Depuis 1990. – les bandes de cités.

Trois phénomènes de bandes la plupart du temps, constitués de jeunes en
rupture aux prises avec une société productrice d’inégalités, dont les
agissements seront 1° systématiquement relayés dans les médias à la rubrique
faits divers 2° à grand renfort de mise en scène, 3° pour mieux être
instrumentalisé par le pouvoir politique.
Il s’est toujours agi d’entretenir le sentiment d’insécurité à des fins électoralistes,
instiller la peur au sein de la société, tout en faisant croire que l’on maîtrise la
situation.
Enfin comment nos gouvernants ont fait pour masquer leur inaction et pour
évacuer ce problème, à chaque fois, grâce à une entrée en guerre providentielle,
les apaches disparaîtront pour la plupart dans les tranchées, les autres dans les
bagnes.

Les blousons noirs seront eux mobilisés pour aller se battre en Algérie, ceux qui
reviendront finiront par rentrer dans le rang.
Dans cette perspective, qu’adviendra t-il des bandes de cités, qui prospèrent à
l’ombre de la république ?
Une partie part pour faire le djihad, ceux qui reviendront auront acquis une
parfaite connaissance des armes et des techniques de guérilla, ils seront des
exemples pour les plus déracinés, ils pourront facilement les rallier à leur cause
et qui sait les engager dans un djihad sur le territoire nationale.
Le plus grand nombre de ceux qui constituent ces bandes restent dans les cités
et continue à participer à l’économie souterraine, en accumulant argent et
armes.
Une situation qui s’avère au fil du temps explosive, lorsque l’on sait que les
forces de Police de plus en plus sollicitées et de plus en plus inquiétés,
apparaissent de moins en moins mobilisées.
Progression de la délinquance d’agression et de nouvelles délinquances

Les dix dernières années, nous avons assisté à une augmentation de la
délinquance dite d’agression, alors que la délinquance dite de prédation a
stagné. Nous avons vu également apparaître de nouvelles formes de criminalité,
telles que la cybercriminalité, les bandes organisées autour du trafic de drogues,
la pédopornographie, la pédocriminalité, l’utilisation des réseaux internet pour
le trafic…
Pour ce qui concerne les violences faites aux femmes, elles sont en augmentation
et ce malgré la libération de la parole par des associations comme ̈ MeToo ̈.
Au delà de ce constat, c’est l’hypersensibilité sociale à l’encontre de certains de
ces actes ( Comportements agressifs, cambriolages, vols et incivilités) qui génère
un sentiment souvent subjectif d’insécurité.
Mais surtout, c’est l’incapacité de la Police à répondre et à s’attaquer à ces
nouvelles formes de délinquance et même à des formes déjà existantes,
provoquant un sentiment d’abandon des citoyens.
Parallèlement de nouvelles menaces induites par la mondialisation et dépassant
le cadre des États, compliquent la donne, ce sont les réseaux mafieux
transnationaux qui prospèrent à partir de tous les trafics, drogue, prostitution,
êtres humains, organes…
Seule arme à notre disposition les instances de Police Internationale, qui pour
qu’elles soient efficientes doivent impérativement coopérer, c’est-à-dire partager
toute l’information. C’est mission impossible, tant les intérêts et les politiques
des différents gouvernements sont éloignés.
Autre menace et non la moindre, le terrorisme religieux, idéologique et d’État.
Les menaces extérieures liées au terrorisme qui recrute en partie sur le
territoire national, contraint l’état a avoir une approche globale de la politique
sécurité qui dépasse le clivage traditionnel sécurité intérieure et sécurité
extérieure et ce à grand renfort de loi qui sont pour la plupart au mieux
inopérantes et au pire des atteintes aux libertés individuelles (LOPSI – Grenelle
de la sécurité – livre blanc sur la sécurité – loi sur la sécurité globale).
Encore une fois, la preuve est faite que l’État est débordé par tous ces
phénomènes, qui sont la conjonction d’une inaction sur le plan national et d’une
politique internationale basée sur des faux-semblants et des mensonges, aux
mépris des dirigeants et des populations et aux noms d’intérêts supérieurs et partisans qui ne sont pas affichés, en diplomatie le mensonge est de mise en
toutes circonstances et en tous lieux. Qui sème le vent récolte la tempête

Corruption politique et délinquance en col blanc

Il est de bon ton, de passer sous silence c’est deux types de délinquances liées au
monde politique et au monde de l’entreprise lesquels s’interpénètrent
allègrement, puisque partageant très souvent les mêmes intérêts.

1 – Monde politique : corruption – versement de pots-de-vin – interventions sur
marchés – conflits d’intérêts…
2 – Monde de l’entreprise : Délinquance en col blanc – fraudes – détournements –
lobbying…

Pour bien comprendre la solidarité qui les animent, il faut revenir sur les liens
d’appartenance qui sont les leurs :

  • le statut social.
  • La haute responsabilité.
  • Le sentiment d’impunité.

En effet l’ensemble de cet aréopage, estime que se consacrer à ̈ l’intérêt
général ̈, outre leurs salaires élevés, nécessitent légitimement une compensation
en contournant les textes et ce sans être inquiétés ( les transgressions font
partie de leur jeu ).
Ce sont autant de comportements qui bénéficient d’une large tolérance de la la
part des autorités publiques et d’une partie de la société en regard du vide
médiatique !
C’est un milieu qui est au dessus des lois, puisqu’il est à l’origine des lois.

Pour connaître l’ampleur du phénomène il faudra que vous consultiez le casier
judiciaire, même les statistiques sont muettes sur le sujet.
Autre type de criminalité qui bénéficie d’énormément de mansuétude et qui en
partie lié à ces deux mondes, c’est la délinquance environnementale, c’est-à-dire
les infractions et atteintes à l’environnement.
Pas ou peu de sanction, même si la preuve est depuis longtemps faite que le
capital est un système structurel criminel par extraction et par émission.
Pas de sanction pour crime climatique, ni d’écocide pour la destruction du
vivant.
Comble de l’histoire, c’est la différence opérée entre l’orpaillage légal et illégal, ce
dernier étant jugé plus polluant.

Le Maintien de l’ordre

En matière de sécurité intérieure, ce qui préoccupe l’État après la fin de l’État-
providence, ce ne sont pas les agressions, les vols et les cambriolages qui touchent essentiellement les particuliers, mais le maintien de l’ordre, pour faire face aux grèves et manifestations, induites par une politique sociale autoritaire.
En 1980, le débat politique se radicalise avec loi ̈sécurité et libertés ̈ censée
répondre à la montée de la violence, cette dernière sera aussitôt abrogée par la
gauche, dès son accession au pouvoir.
Cependant très rapidement, le thème de l’insécurité s’installera dans la vie
politique qu’elle soit de droite ou de gauche et ne le quittera plus à grand renfort
de communication, tant l’enjeu électoral est de taille.
Cette volonté politique répond cependant bizarrement à une demande sociale de
sécurité, du moins à un sentiment d’insécurité, aussi subjectif soit-il, ce besoin
accru de sécurité et de protection révèle l’état d’une société profondément
anxiogène, régie par les peurs et les ayant intériorisé.
N’oublions pas que la France, est le premier consommateur d’antidépresseurs et
de psychotropes.

D’où vient cette peur ?

Le sentiment d’insécurité exprime autre chose que la seule expérience de
victimisation, elle exprime d’abord un caractère de vulnérabilité lié à l’âge, au
sexe et au niveau social.
Cette peur est plus forte, bien évidemment chez les habitants des quartiers
populaires qui sont confrontés chaque jour au désordre et qui se voient
abandonnés par le pouvoir central.
Ce sentiment ne reflète donc pas que l’inquiétude face à la violence et à
l’impossibilité de s’y soustraire, mais aussi à la perception que l’individu peut
avoir de la manière dont l’État le protège ou pas du danger.

Enfin par quel tour de magie l’État s’y prend-il pour qu’il y ait surestimation du
risque de danger sans y être exposé et faire croire qu’il maîtrise la situation ?
Tout d’abord en introduisant la notion de risque et en appliquant des stratégies
préventives dans tous les domaines de la société.
La plupart de ces principes ne sont en rien préventifs ( Traçabilité électronique,
biométrie, puces et implants, bases de données…) mais font de chaque individu
un potentiel suspect.
Par le biais de techniques de manipulation mentale orchestrées par les médias,
en instillant la peur, il était un temps où l’État se contentait d’asseoir son pouvoir
en renforçant l’assistance, aujourd’hui il veut s’assurer la dépendance des
cerveaux.
La peur n’est pas bonne conseillère, c’est un des ressorts psychologiques qui
permet d’agir en profondeur sur les individus, afin qu’ils adhèrent sans
résistance au narratif selon lequel, la sécurité ne s’obtient qu’en l’échange de
l’obéissance, la peur une fois intériorisée devient défiance vis à vis de l’autre, que
l’on suspecte de vouloir nous agresser.
L’individu une fois recroquevillé sur lui-même est donc moins velléitaire et plus
soumis, par là même susceptible inconsciemment ou sur commande de passer à
l’acte en agressant celui désigné comme étant, une menace potentielle.

Thomas JEFFERSON : Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir
en sécurité, tu ne mérites ni l’un ni l’autre ̈.
Comme nous l’avons déjà relevé, la délinquance n’est plus vraiment la
préoccupation première de nos gouvernants, puisqu’elles ne touchent
principalement que les populations des quartiers pauvres et qu’elle est depuis
plusieurs décennies ghettoïsée.
Pour eux la situation est sous contrôle, les statiques viennent régulièrement
l’attester et les citoyens en ont pris acte, tant ils sont résignés.
Mais il n’en va pas de même, en ce qui concerne le maintien de l’ordre public face
aux poussées revendicatives de la rue, la situation préoccupe la classe politique
au pouvoir, laquelle est consciente même si elle feint de l’être, que la situation
peu à tout moment devenir hors de contrôle.
Comme pour la gestion de la délinquance, nous avons à faire à une politique du
désordre, pour installer un régime autoritaire et policier.
La violence sociale n’étant que la réponse à la violence institutionnelle, pour
faire tomber les masques, c’est un excès de force, face à une situation qui devient
insupportable, mais c’est surtout une volonté farouche de rupture avec l’ordre
établi et de transformation de la société.

LIBERTÉS et ORDRE PUBLIC

C’est le paradoxe de la politique moderne, considérer que les obligations de
l’individu à l’égard de la société sont inconditionnelles et irrévocables.
Si l’individu se considère comme originellement porteurs de ses droits, avant
toute entrée dans la société , ce qu’il attend de celle-ci, c’est qu’elle lui garantisse
l’exercice des libertés individuelles.
En politique évacuer ce paradoxe s’avère dangereux, si l’on n’est pas en mesure
d’expliquer pourquoi et dans quel but les libertés sont limités, pire encore
lorsque l’on se serre d’artifices tels que le terrorisme et l’immigration, pour
encore et encore restreindre les libertés.
La sécurité n’est pas le premier des droits, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’absolu
indépendance de l’individu face à l’arbitraire du pouvoir, afin de pouvoir jouir
pleinement de toutes les libertés, expression, opinion, de conscience…

Pour que l’État s’affirme donc comme une autorité qui impose aux
hommes, le vivre ensemble, pour éviter un état de guerre permanent de
tous contre tous, à cause de ses trois passions naturelles, que sont la peur,
l’appétit de jouissance et le besoin de reconnaissance, il faut qu’il soit
guidé par la Justice et que sa seule préoccupation soit l’intérêt général.
La véritable liberté pour le citoyen c’est d’être associé aux décisions
politiques, c’est de participer à l’élaboration d’une communauté de destins.

Mais force est de constater que la faillite de la délibération collective, conduit le
paradoxe à son paroxysme, c’est-à-dire au réveil d’un peuple méprisé et animé
par un profond désir d’Égalité et de Justice.
Un mouvement contestataire réprimé est toujours la promesse d’une nouvelle
sensibilité politique et d’une avant-garde révolutionnaire.
Face à une telle situation, un pouvoir défaillant ne peut que devenir autoritaire,
puisqu’ incapable de se remettre en cause. La liberté est pensée comme étant
contre la politique et ses représentants aiment à croire que le consentement veut
dire, acceptation des abus de pouvoirs.

Dérive de la politique du maintien de l’ordre

Héritières des fameuses louvoyantes et des P.V.M.( Peloton voltigeur motocycliste) surnommés les ̈ nettoyeurs ̈, les B.R.A.V. créées en 2019, sont des petits groupes autonomes motorisé ou non, qui infiltrent les manifestants pour normalement isoler les meneurs et les groupes les plus violents, leur stratégie est quelquefois la violence puisque livrés à eux-mêmes, sans réel commandement.
Le Préfet LEPINE fin XVIII°, condamnait déjà dans le cadre du maintien de
l’ordre, la technique de la louvoyante, comme étant créatrice de désordre et de
violence, curieux non…
Il en va de même pour les forces de sécurité Police/Gendarmerie qui appliquent
la même stratégie et dont les ordres sont de tenir les positions coûte que coûte,
comme en tant de guerre.

Encore plus curieux, lorsque la doctrine d’emploi du maintien de l’ordre se
décline comme suit :

  • Protection de manifestants.
  • Dialogue.
  • Désescalade de la violence.

La Police du maintien de l’ordre, est-elle là pour faire peur et violenter les
populations ou pour les rassurer et les protéger, contre ceux qui ne respectent
aucune règle de vie en commun, qu’il soit délinquant de base ou délinquant en
col blanc…

La police et la gendarmerie ont toujours été les derniers remparts des régimes
autoritaires, il faut cependant se garder de confondre les types de missions qui
leur sont assignées, il s’agit ici uniquement des forces engagées dans le maintien
de l’ordre et non de celles engagées dans le cadre de la sécurité publique et de la
Police Judiciaire.
Dans le cadre de cette dérive du maintien de l’ordre et pour asseoir sa
prééminence, le gouvernement à programmer la disparition de la Police
Judiciaire en tant qu’entité autonome directement rattachée à la Justice, pour la
placer sous tutelle de la Direction de la Sécurité Publique, laquelle à pour
supérieur hiérarchique, le Procureur de la République.
Personne n’est dupe, en supprimant la Police Judiciaire, cette dernière est
directement placée sous les ordres du politique, pour assurer l’impunité d’une
classe qui se jugent trop exposée…ou trop compromise…
La question qui s’impose aujourd’hui est celle-ci : Pendant combien de temps la
Police du maintien de l’ordre va t-elle cautionner et servir de bras armé à un
régime autoritaire, alors que son image est de plus en plus écornée et qu’elle le
vit de moins en moins bien.

Petit historique du maintien de l’ordre

Le maintien de l’ordre est l’une des missions régaliennes de l’État, qui pour ce
faire dispose du monopole la violence physique légitime, c’est-à-dire l’usage de
la force, le recours à la contrainte au nom du maintien de l’ordre public et de la
paix sociale.
Son origine remonte à 1667 avec la création de la Lieutenance Générale de la
Police en tant que construction absolutiste, ancêtre de la Préfecture de Police.
La révolution la supprime et impose l’idée d’une Police essentiellement
Municipale, appuyée par une Garde nationale formée de citoyens (loi du 14
décembre 1789).
L’article 12 de cette loi, insiste sur la nécessité d’une force publique instituée
pour l’avantage de tous et non pas pour l’utilité particulière de ceux auxquels
elle est confiée, pour prévenir toutes dérives autoritaires du pouvoir central.
D’ailleurs l’article 35 de la constitution Montagnarde du 24 juin 1793, la
complète en disant :
̈ Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le
peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus
indispensable des devoirs ̈.

Bizarrerie de l’histoire cette constitution qui rendait légitime l’usage de la force
et le recours à la contrainte à l’encontre d’un gouvernement devenu autoritaire, a
été suspendue par la convention et ne fait plus partie du bloc constitutionnel.
Cette conception du contre pouvoir s’effacera dès le Directoire, avec la création
d’un ministère de la Police Générale, loi du 12 nivôse An IV (12 décembre 1795)
et plus encore sous le Consulat.
Cependant la mise en place d’une Police d’État n’impliquera pas la disparition de
la Police Municipale, qui trouvera un nouveau fondement avec la loi du 6 avril
1884.
Ainsi au fil du temps, cette étatisation progressera dans les grandes villes et il
faudra attendre le régime de Vichy et la loi du 24 avril 1941, pour que le régime
de la Police d’État soit étendu à l’ensemble des villes de plus de 10 000 habitants.
L’Étatisation reste donc partielle et assortie du maintien de facteurs de diversité
cf.( création de la Préfecture de Police – loi du 28 pluviôse An VIII -12 février
1800), institution à la fois étatique et municipale, qui est la marque d’un État
profondément centralisateur.


La création de la Police Nationale ne parviendra pas à éradiquer ce particularisme.

Le processus d’étatisation qui a eu lieu au cours du XX° siècle, est indissociable
de l’avènement de l’État Providence.
Son déclin effritera le monopole de l’État et conduira à redéfinir l’organisation
du système de sécurité, avec l’émergence de nouveaux acteurs, coopération
internationale, Police Municipale et sociétés de sécurité privée.
Aujourd’hui malgré tout, le maintien de l’ordre reste l’apanage du régalien, il est
affiché comme que le garant de la stabilité sociale, le dernier rempart…

Cette mission régalienne est d’ailleurs consacrée, malgré une coopération
ouverte dans de nombreux domaines, comme relevant exclusivement de la
compétence des États, par le traité de Lisbonne.
Ce même traité inique qui a définitivement éloigné les citoyens Français de ses
élites dirigeantes, lesquelles n’ont pas tenu compte de son refus d’intégration à
l’Europe en 2005
A l’issue de ce développement, l’évidence qui s’impose est que l’État n’est pas en
capacité d’assurer la sécurité en jugulant l’insécurité, même dans un cadre de
continuum de sécurité Police Municipale/Sécurité privée dont les moyens sont
limités à desseins et dont la formation et le recrutement est entièrement à revoir.
Pire même, il laisse se développer des facteurs sociaux qui entretiennent
l’insécurité à des fins électoralistes. ̈ C’est la gestion d’un désordre qui a été
mis en place ̈.
Outre ce constat, il est à l’origine de l’effondrement de l’autorité, en se donnant
en spectacle dans le cadre d’affaires judiciaires dont certains juges parviennent
encore à se saisir.
Où est la valeur d’exemple qu’il est sensé incarner, comment le citoyen peut-il
adhérer au discours d’un État qui fonctionne par la contrainte, qui fait aveu de
faiblesse et par là même renforce la convergence des revendications.
Comment remettre de l’ordre des les zones de non droit, qui sont de véritables
poudrières, lorsque les élus et les trafiquants se croisent et se retrouvent, non
pas dans les halls de gares, mais dans les salles des pas perdus des Tribunaux.

Solutions à apporter pour tenter de réduire ce désordre social et
institutionnel ?

Nouvelle approche de la société.


Arrêter de promouvoir un choix de société qui nourrit un sentiment perpétuel
d’insatisfaction et d’incomplétude, en ne tentant de satisfaire que les besoins
matériels et émotionnels.

L’absence de réalisation personnelle conduit à la frustration, qui conduit elle-
même à la violence. N’oublions jamais que la souffrance extérieure est d’abord une souffrance intérieure.


Changer l’état d’esprit et la vision du monde à travers le prisme de chacun de
nous, c’est-à-dire éveiller chacun à lui-même, en mettant en lumières ses
potentialités et sa valeur, amener chacun à se reconnaître pour mieux
reconnaître l’autre, mettre les expériences en commun pour échapper à la
compétition et aux rapports de forces qui ne font que cliver les sociétés.


Bertold BRECHT (5) : ̈ De qui dépend que l’oppression persiste, de nous ̈.
̈ De qui dépend que l’oppression cesse, de nous ̈.

Tout simplement remettre de l’humain et du lien au sein de la société, en finir
avec la société verticale qui écarte avec mépris le citoyen du débat publique et
qui laisse aux bords du chemin bon nombre de populations et de communautés.
Une expression libre et une participation active aux décisions politiques, conduit
à la paix sociale et à la sécurité.
Arrêter de stigmatiser celui qui est différent et l’inclure dans le contrat social
sans oblitérer son identité.
Faire que chacun se respecte et respecte l’autre,.
Enfin moraliser la vie publique, en établissant de véritables contre-pouvoirs
composés de citoyens tirés au sort, car chacun sait que lorsque l’on exerce le
pouvoir, l’on a tendance à en abuser.
Emmanuel MACRON, lors des derniers évènements parle de décivilisation pour
justifier l’augmentation de la violence et surtout pour se décharger sur la société
de son inaction, de son incapacité à régler les problèmes qui sous-tendent
l’insécurité (qui demeure encore une fois relative, mais qui entretient le climat
de peur).

Au delà de cette déclaration de circonstances, il faut analyser l’importance des
mots et de ceux qui s’en emparent, pour cautionner les thèses de la vraie
extrême droite.
Cf.( Renaud CAMUS (6) le chantre du grand remplacement ).
Cette vraie extrême droite, qui s’appelle le fascisme qui sommeille parmi nous,
apparaît lorsque l’État n’est plus en capacité de faire régner l’ordre public ou
l’ordre établi.
Le fascisme est comme certains virus qui sommeillent en nous et qui se
réveillent lorsqu’un état de faiblesse survient.
L’on peut même affirmer, en se référant à certaines périodes de l’histoire, que
l’État défaillant qui nourrit en son sein cette idéologie, laquelle est composée de
ses membres les plus influents économiquement et intellectuellement, facilite
son avènement, c’est en quelque sorte un passage de témoin, le temps de trouver
le moyen de reprendre les rênes du pouvoir.

Révision du système.

  • Palier le manque d’effectifs et de moyens du continuum POLICE/JUSTICE, tout
    en sachant que très souvent des services sont déshabillés au profit d’autres,
    mais sans être réellement renforcés.
  • Revoir le niveau de recrutement des policiers.
  • Mettre l’accent sur une véritable formation continue du policier quelque soit
    son service, surtout en matière de gestion de crise et de maîtrise de
    l’armement, pour éviter tous débordements et usage inconsidéré de l’arme.
  • Réformer l’I.G.P.N. et en faire une assemblée collégiale indépendante.
  • Simplifier la Procédure Pénale trop complexe et donc trop lourde qui nuit à
    son efficacité et qui l’expose à des vices de procédures. ( vices de procédure
    qui sont la cause également de la surcharge de travail des services).
  • Conséquence directe : – délinquants non jugés.
  • démotivation du Policier.
  • Corollaire : nombreuses démissions.
    Rétablir des peines effectives, rapides et exemplaires.
  • Revoir la longueur des peines, des peines de courte durée et plus répétées
    seraient peut-être plus adaptées, par voie de conséquence supprimer les
    aménagements de peines.
  • Supprimer la disposition qui fait que les peines de moins d’un an, ne soient pas
    exécutées.
  • Revoir l’ordonnance de 1945, pour une réponse plus appropriée à la
    délinquance des mineurs.
  • Augmenter le nombre de centres d’éducation renforcée et de centre éducatifs.
  • Renforcer le contrôle de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
  • Appliquer l’article 227.17 du Code pénal sur la responsabilité pénales parents
    de mineurs délinquants ou criminels.
  • Renforcer les contrôles sur les réseaux sociaux, qui sont des accélérateurs de
    haine et de Manipulation.
  • Remettre des postes de Police dans les cités, ainsi que tous les services qui
    facilitent de la cohésion sociale, pour à terme une fois la situation apaisée,
    supprimer ces ensembles de barres H.L.M. et permettent à ses habitants de
    rejoindre le cœur des villes.
  • Créer des peines collectives dans le cadre d’embuscade des forces de l’ordre.
  • S’attaquer aux revenus des trafiquants puisque par définition ils ne peuvent
    les justifier, par voie de saisie immédiate, cf. ( le texte sur la suspicion de blanchiment d’argent. )
  • S’attaquer au terrorisme doux des frères musulmans, plus sournois que le
  • terrorisme violent et qui propose un autre modèle de société en rien
  • démocratique, par le biais de comportements et de discours.
  • Appliquer les O.Q.T.F., 12% en France contre 60% en Allemagne.
  • Revoir le contrôle des frontières, pour juguler le trafic et l’immigration, ce qui
    suppose de sortir de l’Europe, puisque pour modifier une disposition des
    traités, l’ensemble des voies des pays membres est requis.
    Procéder aux expulsions des multirécidivistes étrangers pour gagner des places de prison et pour ce faire revoir les accords diplomatiques sans fléchir.
  • Revoir le système carcéral, complètement dépassé, qui facilite
    l’endurcissement et la radicalisation.
  • Construire de nouvelles prisons sous la forme de petites unités à taille
    humaine, avec remise à niveau et apprentissage.
  • Opérer une refonte de la Sécurité Privé, derrière laquelle se cache des groupes
    criminelles.

1-Alexis-Charles-Henri Clérel, comte de Tocqueville, couramment Alexis de Tocqueville, né le 29 juillet 1805 à Paris et mort le 16 avril 1859 à Cannes, est un magistrat, écrivain, historien, académicien, philosophe, voyageur, politologue, précurseur de la sociologie et homme politique français.

2-David Émile Durkheim, dit Émile Durkheim, né le 15 avril 1858 à Épinal et mort le 15 novembre 1917 à Paris, est un sociologue français considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie moderne

3-Thomas Jefferson, né le 13 avril 1743 à Shadwell et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, est un homme d’État américain, principal rédacteur de la Déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776

4-Thomas Hobbes, né le 5 avril 1588 à Westport et mort le 4 décembre 1679 à Hardwick Hall, est un philosophe anglais.

5-Bertolt Brecht, né le 10 février 1898 à Augsbourg et mort le 14 août 1956 à Berlin-Est, est un dramaturge, metteur en scène, écrivain et poète allemand. Il acquiert une renommée internationale avec L’Opéra de quat’sous créé

6-Renaud Camus, né le 10 août 1946 à Chamalières, est un écrivain et militant politique français d’extrême droite. Il est notamment l’auteur d’un journal intime, publié chez divers éditeurs depuis les années 1980, et animateur culturel au château de Plieux.

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