L’UNION EUROPÉENNE

21 Sep 2025Institutions, Politique, Société0 commentaires

¨Les nationalités c’est la guerre, l’Europe c’est la paix¨

Jean MONNET père fondateur de l’Europe avec Robert SCHUMAN, ayant prêté chacun d’eux allégeance très tôt aux États-Unis, rapportait dans ses mémoires :

¨J’ai toujours pensé que l’Europe se ferait dans les crises et qu’elle serait la somme des solutions que l’on apporterait à ces crises¨.

Cependant attachons nous à la signification du mot crise :

Manifestation des symptômes d’une maladie.

Pourquoi donc toujours attendre de laisser s’installer la maladie pour tenter de la guérir…

Or l’Europe est née sur une crise, celle des d’États malades au sortir de la seconde guerre mondiale, il paraît donc curieux de créer un remède, sans avoir préalablement isolé les causes de cette crise et donc sans être allé à la racine du mal.

Ce faisant l’on ne fait qu’ajouter de la crise à la crise, c’est évacuer un problème sans le régler.

Il est impossible de substituer aux rivalités séculaires, une communauté de destin, sans l’assentiment des peuples, le chemin est loin de la coupe aux lèvres, surtout lorsque le discours cachent des aspirations contraires et n’est pas en phase avec les buts affichés.

L’UE est malade puisque constituées d’États malades. Cf.( la constitution européennes est malade, comme le sont les constitutions des Etats membres).

Selon Bernard ARNAULT, le but de la construction européenne était de casser le modèle social hérité de l’après-guerre, pour satisfaire les intérêts privés.

Toujours le même à propos du traité de Maastricht :

Là où la fiscalité pénalise l’économie, la concurrence intra-européenne exercera une pression telle que nos futurs gouvernements devront renoncer à quelques aberrations qui alimentent d’importantes sorties de capitaux, tel que ISF, impôts sur les bénéfices des entreprises, tranches supérieures de l’impôt sur le revenu.

Pour les tenants de l’idéologie européennes, il s’agit bien d’évacuer les approches sociologiques et de ne jamais remettre en cause le système économique dominant.

Soit le Capitalisme qui confisque les moyens de production et qui organise des échanges commerciaux soumis à la concurrence, décrétant ainsi que le profit devait à lui seul assurer une croissance perpétuelle.

C’est la consolidation d’un système dont le but essentiel est de dégager du profit sans réel ruissellement et non pas de garantir les besoins de base de tous les citoyens.

Il n’y a pas d’avenir pour une UE composée de pays qui se sont convertis à l’hégémonie financière, c’est-c’est-dire qui prônent la rente financière et immobilière aux dépens du travail.

Il n’y a pas non plus d’avenir pour l’UE sans une réelle politique de subventions pour tenter de juguler les crises et de politiques d’investissement pour prévenir les crises.

L’UE n’est autre qu’une vaste construction économique, qui demeure en crise malgré les promesses, d’où la conviction pour les peuples que l’Europe n’a pas d’avenir et que les élites les méprisent. Ce désintérêt a été définitivement renforcé par la non reconnaissance des référendums constitutionnels de 2005.

L’UE maintient donc artificiellement, les États membres et leurs populations sous tutelle, par le biais d’un pouvoir central autoritaire, secondé par une administration acquise à sa cause.

Cette construction est frappée du sceau de l’incohérence, en voici quelques exemples :

Absence de contrôle des personnes aux frontières intérieures et en même temps, respect des fonctions des États, qui sont celles d’’assurer son intégrité territoriale, de maintenir l’ordre public et de sauvegarder la sécurité nationale.

Conséquence :

  • Crise de la sécurité.
  • Crise du terrorisme.
  • Crise des migrants.

Problèmes de la subsidiarité :

L’Union intervient uniquement lorsque les objectifs à atteindre ne peuvent être atteint par les seuls États.

  • Crise financière.
  • Crise de la dette souveraine.
  • Crise de la zone euro.

Problèmes de droit :

Les normes établis par un traité international ou par une loi, impliquent des normes sans lesquelles les premières n’auraient pas de sens et donc pas d’efficacité.

Tantôt pas assez de normes, tantôt trop de normes.

Légalisation du dumping social, avec les travailleurs détachés de l’est, sans oublier le dumping fiscal de certains états membres.

Intervention des cabinets de conseils comme McKinsey, qui ont détruit les économies des pays membres et en particulier celles des pays de l’Est.

Aujourd’hui L’UE est divisée en trois blocs :

A l’Est autour de la Hongrie et de la Pologne, des états qui ne veulent pas tomber dans le même travers qu’à l’époque de la tutelle Russe.

Au Nord autour de l’Allemagne, apôtres du libre échange et de la rigueur budgétaires.

Au sud autour de la France et de l’Italie des pays endettés, qui attendent une hypothétique aide.

Tout en sachant que le record en matière de déficit commercial est détenu par la France.

En isolant la Russie, l’UE est devenu autoritaire et autocratique, sans compter son pilotage par les États Unis, dont les intérêts géopolitiques ne sont pas ceux de l’UE

Référence : Le Déclin de David Engels

Parallèle entre la République Romaine et L’UE, quant aux causes qui ont provoqué sa chute, société cosmopolite, perte de sentiment d’appartenance à une même communauté, passage de la démocratie à l’autoritarisme.

Conclusion :

L’UE gère des compétences sans réels pouvoirs et sans mandats électifs pour certaines de ses composantes et malgré les promesses qui ont présidé à sa construction, la croissance et la paix ne sont pas au rendez-vous.

Elle a surfé pendant des années sur une énergie bon marché en provenance de Russie et sur des prix de marchandise également bon marché en provenance de Chine, mais aujourd’hui avec la gestion catastrophique de la guerre en Ukraine, ainsi que les sanctions imposées à la Russie, les robinets sont fermés et les prix ont doublé, favorisant les États-Unis et son gaz de schiste.

Mais surtout cette remise en cause de la construction européenne, n’est que la conséquence du déficit démocratique et politique qui l’afflige, couplée à une absence de communauté de valeurs et d’idéaux qu’elle est sensé incarner et qui demeure l’âme de toutes constructions.

Enfin dernier avatar devant préserver la paix qu’elle n’a pas été en mesure d’assurer et pour mieux la préparer, la création d’une Europe de la défense.

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