C’est un fait, le niveau de formation de nos enfants baisse régulièrement depuis des décennies. On le constate tous les jours et les études internationales le confirment.
Ce n’est pas un budget de 50 milliards d’euros en augmentation de 6,5% cette année qui résoudra le problème.
Il faudra sûrement des décennies pour rattraper ce retard
Pour y remédier, Il n’y pas d’autre solution qu’un « retour aux fondamentaux ». Un retour à l’École pensée par Jules ferry.
Il ne s’agit pas de « conservatisme », mais de retrouver et appliquer les recettes qui ont fait le succès de notre enseignement. Il faudra sûrement les adapter dans un esprit « progressiste. » pour que notre jeunesse soit en phase avec l’évolution de notre société. « Progresser », ne veut pas dire « renoncer », au contraire. « Progresser », c’est choisir l’effort, plutôt que la facilité et le renoncement.
La loi du 28 mars 1882 « affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale et de la fonder sur des notions du devoir et du droit […]. Pour cette partie capitale de l’éducation, […] il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage et du calcul. »
La loi du 28 mars 1882 dans son article premier stipule :
« L’enseignement primaire comprend : l’instruction morale et civique ..»
On comprend que l’instruction morale et civique a un rôle premier dans l’enseignement qu’il soit public ou privé
Tant que l’éducation nationale a gardé l’esprit de Jules Ferry, Notre pays pouvait s’enorgueillir de la qualité de son enseignement reconnu dans le monde entier. Et puis la volonté de réformer est passée par là : fidèle à son objectif de tout niveler par le bas.
Il faudra des années pour retrouver un niveau acceptable. Un retour aux fondamentaux est indispensable :
- Rétablir le respect des élèves à l’égard de leurs professeurs :
+ rentrer en rang et en silence dans les classes.
+ rester debout près de son banc tant que le professeur n’autorise pas à s’asseoir.
+ se mettre debout pour répondre à une question.
+ réinstaurer l’éducation civique et morale……
– Recréer motivation des élèves (notes, « bons-points », classement, et pourquoi pas distribution des prix en fin d’année.) La « méritocratie » n’est pas un gros mot au contraire
– Organiser l’égalité et l’égalité des chances.
+ le port de l’uniforme ou au moins une blouse.
+ rétablir « l’étude obligatoire ». Cela devrait permettre la réalisation des devoirs, l’apprentissage des leçons , au moins pour ceux dont l’environnement familial n’est pas favorable. Il y aura sûrement une opposition des enseignants. Peut-être comprendront-ils l’utilité de rester à l’école pour préparer les cours à venir, corriger les devoirs …. !
Il n’est pas certain qu’il faille revoir l’organisation des vacances scolaires qui tiennent aussi compte de l’intérêt de l’industrie touristique… Mais peut-être faudra-t-il néanmoins revoir certaines pratiques : il n’y a pas de raison que les « journées pédagogiques » ou autres journées qui privent les élèves de leurs enseignants, ne soient programmées pendant que les écoliers sont en vacances.
Il faudra aussi « dégraisser le mammouth », comme le disait le ministre socialiste de l’éducation nationale. Il n’a malheureusement pas pu mettre en œuvre son projet. Il s’agissait de diminuer le nombre de personnel administratif de l’éducation nationale qui ne participe pas à l’enseignement et dont l’utilité n’est pas claire. Il s’agissait aussi de redéfinir le rôle des associations de parents d’élèves trop politisées ; elles ont une responsabilité certaine dans la dégradation de notre enseignement.
En fait, il s’agit aussi de rendre attractif ce noble métier d’enseignant. Bien sûr, le salaire doit être réévalué en utilisant des économies réalisées sur la diminution du nombre de personnel administratif… !
Pourquoi ne pas instituer une prime de « présentéisme » en fin d’année scolaire, suffisamment motivante pour éviter cet absentéisme si préjudiciable aux élèves ?
Mais ce n’est pas tout : évoluer la performance de l’enseignant à travers par exemple : la réussite d’une classe aux examens de fin d’année, la moyenne générale des élèves d’une classe sur la base de corrections effectuées par un autre enseignant.
En résumé : Retrouver le sens de l’effort et de la discipline.
Revaloriser dans tous les sens du terme, le métier d’enseignant
Rendre plus efficient le budget alloué à l’éducation
Ce sera difficile, car il faudra lutter contre les intérêts particuliers et corporatistes, soutenus par les prophètes de la décadence et leurs apôtres. Ce n’est pas une raison pour renoncer.

Encore un très bon article où le « tour de la question » est évoqué pointant les carences de notre Education nationale, bref de notre éducation tout court. Ces carences, qui n’existaient pas auparavant, ou très peu, sont apparues au fil des années au fur et à mesure des réformes successives de l’Education nationale, réformes créées par chaque ministre qui souhaitait laisser son nom pour la postérité. Comme l’article l’évoque également la politisation et l’importance prise par certaines associations de parents d’élèves et certains syndicats d’enseignants n’ont fait qu’empirer les choses…Pour paraphraser votre article, on peut résumer la situation par une expression que j’emploie malheureusement souvent devant le triste constat effectué sur l’état général de notre pays : c’est de jour en jour le nivellement par le bas. Merci pour vos propositions qui « tiennent la route » et qui, si elles étaient mises en place, ne pourraient qu’améliorer les choses.