Depuis plusieurs années, les forces de l’ordre font face à une pression croissante : effectifs en baisse, missions en augmentation, et moyens limités.
Pour tenter de pallier à ce déficit, des dispositifs alternatifs ont été mis en place : patrouilles de visibilité, engagement de réservistes, et participation de citoyens volontaires. Mais ces mesures, bien qu’animées de bonne volonté, ne suffisent pas.
Les patrouilles de visibilité assurent une présence, mais ne remplacent ni l’expertise, ni la réactivité des policiers formés.
Les réservistes ne peuvent compenser durablement le manque d’agents professionnels.
La réserve citoyenne très difficile à gérer sur le terrain est composée de personnes formées en quelques semaines. Certes pleines de bonne volonté mais pas préparées à la réalité du terrain.
Quant aux citoyens volontaires, ils ne sont ni armés ni habilités à intervenir dans des situations critiques.
En réalité, ces solutions donnent l’illusion d’un filet de sécurité, mais la réalité du terrain est tout autre : violences en hausse, sentiment d’impunité, et réponse policière trop lente, voire absente.
On ne parle même pas de la justice dont nous avons été volontairement éloignés quant à la communication étroite que nous avions mis en place.
Il devient urgent de reconnaître que la police, telle qu’elle est organisée aujourd’hui, ne peut plus garantir pleinement la sécurité des citoyens.
Ceci est bien dommage car lorsque la police d’un pays se meurt c’est tout le pays qui sombre.
Nous pensons qu’il existe des solutions.
Par exemple :
Il ne faut pas faire un recrutement massif, il faut revoir les missions essentielles de notre institution : Servir – Protéger – Secourir.
Stop aux missions encombrantes, comme les gardes statiques, les gardes de détenus à l’hôpital.
Il faut aussi revoir la place que le policier occupe au sein de la population et faire une campagne de communication afin que tous découvrent notre métier.
Bruno Camarasa.

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