28 scènes clés illustrées et tribune d’analyse.
Entre 2017 et 2025, Emmanuel Macron aura incarné un paradoxe inédit dans l’histoire politique française : un président omniprésent, surabondant dans la communication, mais de plus en plus absent dans l’exercice réel de l’autorité.
Dès sa campagne, puis tout au long de ses deux mandats, sa présidence est rythmée par une succession d’images fortes, de phrases choc, d’engagements spectaculaires — mais aussi par une incapacité récurrente à transformer ces annonces en résultats, à tenir ses propres lignes, ou à maintenir la cohérence de la parole publique.
Le présent dossier rassemble 28 scènes clés, toutes documentées, datées et contextualisées, qui permettent d’observer, sans caricature et sans agitation partisane, la mécanique d’une défaillance progressive :
- déconnexion culturelle (culture française niée ou relativisée),
- incohérences symboliques,
- promesses abandonnées (sécurité, prisons, immigration),
- crises sociales mal maîtrisées (Gilets jaunes, émeutes),
- posture diplomatique sans prise réelle (Ukraine, Algérie, ONU),
- dérives institutionnelles (Benalla, dissolution 2024, tentation de contrôler les médias),
- affaiblissement de la crédibilité de la France à l’étranger.
Ces 28 scènes ne sont ni des rumeurs ni des interprétations libres :
elles correspondent à des événements factuels, dont nous fournissons les photos correspondantes, les légendes et l’analyse critique.
Ce dossier est complété par une tribune, analysant la cohérence globale de ces épisodes et ce qu’ils révèlent d’un quinquennat, puis d’un second, marqué non par le dépassement promis, mais par l’affadissement progressif des institutions, de la parole publique et de l’autorité de l’État.
L’objectif n’est pas l’indignation mais la compréhension.
Comprendre comment une présidence qui se voulait “nouvelle”, “jupitérienne” et “réformatrice” a révélé, au fil des années, une fragilité politique, symbolique et morale rarement atteinte sous la Ve République.
PARTIE I — Chronologie commentée complète (28 scènes)
1. 2014–2016 – Ministre de l’Économie à Bercy : « Je ne renoncerai jamais »
Source : Les Échos, août 2016.
Commentaire : Dès cette époque, il apparaît comme le prototype du technocrate libéral : très à l’aise avec la dérégulation économique, beaucoup moins avec les fragilités sociales et territoriales. Les bases de sa future présidence sont posées.
2. 16 février 2017 – Alger, Emmanuel Macron qualifie la colonisation de « crime contre l’humanité ».
Source : Le Figaro, février 2017.
Commentaire : Pour certains, c’est une reconnaissance nécessaire des violences coloniales. Pour d’autres, c’est une repentance unilatérale qui place la France en position d’accusée permanente. Une phrase qui nourrit l’image d’un président plus prompt à s’excuser qu’à défendre son pays.
3. 4 février 2017 – Meeting de campagne Lyon : « Il n’y a pas une culture française… »
Source : Franceinfo, février 2017
Commentaire : Dans sa bouche, c’est un hommage à la diversité. Dans l’oreille de millions de Français, c’est la négation d’une identité commune. Cette phrase devient l’un des symboles d’une présidence postnationale, perçue comme embarrassée par l’idée même de culture française.
4. 2017 – Londres : « L’art français, je ne l’ai jamais vu »
Source : Libération, mars 2017.
Commentaire : L’intention est cosmopolite : montrer que la France s’enrichit des artistes venus d’ailleurs. Mais la formule renforce l’impression d’un président qui relativise ce qu’il est pourtant chargé de transmettre : un héritage culturel singulier.
5. 7 mai 2017 – Louvre : Soir de l’élection
Source : Le Parisien, mai 2017.
Commentaire : La dramaturgie est réussie, la symbolique patrimoniale forte. Mais elle contraste avec le discours d’humilité et de proximité. On comprend déjà que le quinquennat sera structuré par de grands gestes visuels, pas forcément par une proximité réelle avec le pays.
6. 2017 – Discours de Versailles : Versailles. Macron promet une « République exemplaire » et un gouvernement irréprochable.
Source : BFM, mars 2017.
Commentaire : Difficile de ne pas entendre, en arrière-plan, le spectre de l’affaire Cahuzac, symbole de trahison morale. Et pourtant, quelques mois plus tard, surgira l’affaire Benalla, puis une série de ministres fragilisés. L’écart entre promesse d’exemplarité et pratique du pouvoir deviendra un marqueur de son quinquennat.
7. 2018 – « Gaulois réfractaires au changement » (Copenhague)
Source : La Dépêche du Midi, août 2018.
Commentaire : Devant un public étranger, le président ironise sur son propre peuple. Certains y voient de l’autodérision ; beaucoup y lisent une forme de mépris de caste. L’image d’un président qui aime expliquer les Français… aux autres.
8. Septembre 2018 – À un jeune sans emploi, Macron lance : « Je traverse la rue, je vous en trouve, du travail »
Source : Le Figaro, septembre 2018.
Commentaire : Cette séquence devient virale et incarne, pour une large partie du pays, le mépris social du président. Il croit pousser à se bouger, il renvoie l’idée que le chômage est surtout un manque de volonté.
9. 2018 – Le selfie d’Emmanuel Macron avec deux jeunes au casier chargé choque une partie de l’opinion
Source : Valeurs Actuelles, octobre 2018.
Commentaire : L’intention “près du peuple” vire au naufrage symbolique. Le président semble ignorer que la fonction impose une maîtrise des images autant que des mots. Cette photo restera l’une des plus dévastatrices pour son autorité.
10. 2018 – En pleine affaire Benalla, Macron lance : « Qu’ils viennent me chercher. »
Source : L’Express, juillet 2018.
Commentaire : Plutôt que de reconnaître une faute de jugement et de trancher, il défie ses opposants. Le président se place au centre du scandale au lieu de l’éteindre. Un tournant dans la perception d’un pouvoir arrogant, peu soucieux de rendre des comptes.
11. 2018 – G7 Canada : Photo emblématique : Trump assis, bras croisés ; Merkel, Macron et d’autres debout, penchés vers lui
Source : Ouest-France, juin 2018.
Commentaire : L’image voudrait faire croire à un rapport de force équilibré. En réalité, aucune percée diplomatique majeure. Là encore, beaucoup de posture, peu de résultats. La France apparaît plus en commentateur de l’ordre mondial qu’en véritable acteur.
12. 2018–2019 – Le “Grand Débat” organisé après la révolte des Gilets jaunes mobilise des milliers d’heures de discussions
Source : L’Anticapitaliste, janvier 2019.
Commentaire : Le dispositif d’écoute est massif, spectaculaire. Mais les décisions qui en sortent sont modestes et n’attaquent pas les causes profondes (fiscalité, pouvoir d’achat, représentation). Pour beaucoup, ce fut un grand exercice de communication politique sans suite concrète.
13. 2019 – Emmanuel Macron promet de parvenir à « 100 % d’exécution » des obligations de quitter le territoire français.
Source : TF1Info, novembre 2019
Commentaire : En 2024–2025, on reste dans une fourchette de 7–10 % d’exécution selon les sources. L’engagement devient un symbole de la déconnexion entre parole politique et réalité administrative. Loin de rétablir l’autorité, il la fragilise.
14. 2017–2024 – 15 000 places de prison, 4 500 livrées
Source : Le Point, novembre 2024.
Commentaire : Dans un pays où la surpopulation carcérale est chronique, cette promesse tenait du minimum. Le retard colossal illustre l’incapacité de l’État à concrétiser ses propres annonces. Là encore, la communication est en avance, la réalité ne suit pas..
15. Février 2022 – Moscou. Macron rencontre Poutine au Kremlin, chacun à un bout d’une table interminable.
Source : Le Figaro, février 2022
Commentaire : Le Kremlin invoque le Covid, mais l’image devient un symbole mondial : distance politique et marginalisation de la France. Macron semble venir “quémander” une écoute plus qu’imposer une position. Illustration visuelle de la faiblesse réelle de Paris face à Moscou.
16. 28 mai 2022 – Saint-Denis. Finale de Ligue des champions : chaos, supporters étrangers accusés avant que les rapports ne pointent les défaillances françaises Source : Le Parisien, mai 2022.
Source : Le Parisien, mai 2022.
Commentaire : Le premier réflexe du pouvoir est de désigner des boucs émissaires (supporters anglais, faux billets) avant d’être contredit par les rapports indépendants. La parole gouvernementale apparaît précipitée, défensive, puis démentie.
17. 27 juin 2023 – Après la mort de Nahel, Macron qualifie l’acte du policier d’« inexcusable » et « inexplicable », avant la fin des enquêtes.
Source : Le Monde, juin 2023.
Commentaire : Il tente de calmer la colère, mais renvoie aux forces de l’ordre l’image d’un président qui les désavoue avant la justice. Les syndicats de police dénoncent un lâchage, et l’autorité de l’État en sort encore affaiblie.
18. 2023–2024 – Paris. Macron attribue une partie des émeutes à l’oisiveté, à la fin des cours, et à un accès insuffisant au sport et à la culture.
Source : France Info, juillet 2023.
Commentaire : Il réduit un phénomène multicausal (insécurité, ghettos urbains, trafic, défi à l’autorité) à un problème d’occupation des jeunes. Cette approche psychologisante est perçue comme déconnectée, voire infantilisante.
19. 12 novembre 2023 – Paris. Grande marche contre l’antisémitisme : Emmanuel Macron choisit de ne pas se joindre au cortège
Source : Ouest-France, novembre 2023
Commentaire : Il dit soutenir la marche “par le cœur et par la pensée”, mais refuse de marcher. Pour beaucoup, c’est un grave manque de courage symbolique à un moment où les Juifs de France ont peur. Le président reste spectateur d’un moment où il aurait dû être au premier rang.
20. 2024 – Paris. Après les européennes, Macron dissout l’Assemblée nationale et déclenche une période de quasi-ingouvernabilité
Source : Le Figaro, juin 2024.
Commentaire : Coup de poker politique mal calibré : absence de majorité claire, blocage institutionnel, lois bricolées. Le pays a le sentiment d’un président qui joue avec les institutions au lieu de les stabiliser.
21. Décembre 2024 – Emmanuel Macron met en scène la réouverture de Notre-Dame comme une “renaissance” nationale.
Source : Le Monde, décembre 2024.
Commentaire : Succès patrimonial indéniable, mais récupération politique évidente. La contradiction saute aux yeux entre la célébration de “l’âme” du pays et ses propos passés relativisant la culture française.
22. 2022–2024 – Europe. Emmanuel Macron multiplie déclarations et déplacements pour soutenir l’Ukraine, sans peser réellement sur le cours de la guerre
Source : L’Opinion, juin 2022
Commentaire : Il se présente tour à tour comme interlocuteur privilégié de Poutine puis comme soutien indéfectible de Kiev. Mais ni sur les livraisons d’armes, ni sur les négociations, la France ne joue un rôle décisif. Beaucoup de gestes, peu de poids réel.
23. 22 septembre 2025 – New York. La France reconnaît l’État de Palestine à l’initiative d’Emmanuel Macron.
Source : Le Parisien, septembre 2025
Commentaire : Le président avait lui-même évoqué des conditions préalables qui ne sont pas toutes remplies. Le geste apparaît davantage comme un signal politique que comme une étape d’une stratégie maîtrisée. Il divise profondément et interroge la cohérence de la diplomatie française.
24. 2024–2025 – Paris. Macron annonce la vente de Rafale à l’Ukraine, alors que les avions ne pourront être livrés avant plusieurs années.
Source : Le Monde, novembre 2025
Commentaire : La capacité industrielle ne permet pas de livraisons rapides, l’Ukraine n’a pas les moyens de financer seule cette acquisition. Une annonce spectaculaire qui nourrit le soupçon de gesticulation plus que de soutien opérationnel.
25. 2019–2025 – Tensions avec Alger. L’exécutif promet fermeté sur les expulsions, mais les OQTF restent très peu exécutées
Source : RMC Info, février 2025.
Commentaire : Entre menaces sur les visas et recul pragmatique, la France donne l’image d’un pouvoir qui parle fort mais ne tient pas sa ligne. La question migratoire reste un angle mort de l’efficacité macronienne.
26. 2024–2025 – L’écrivain Boualem Sansal est retenu en Algérie ; Paris affiche sa « préoccupation » mais reste prudent
Source : Le Figaro, mars 2025.
Commentaire : L’Élysée ne veut pas “brusquer” Alger. Beaucoup y voient un renoncement moral : la France des droits de l’homme semble incapable de défendre efficacement un écrivain francophone menacé.
27. Novembre 2025 – Boualem Sansal est libéré à la suite d’une médiation du président allemand, avant d’être rapatrié d’abord en Allemagne
Source : Le Monde, novembre 2025.
Commentaire : Les articles soulignent le rôle déterminant de Berlin dans le dénouement. Paris tente de récupérer la victoire diplomatique en tentant de valoriser sa “voie de dialogue”. La séquence confirme que la France pèse moins que d’autres puissances européennes quand il s’agit d’obtenir des résultats concrets.
28. 2025 – Emmanuel Macron propose un système de label pour distinguer les médias jugés “fiables”.
Source : Le JDD, novembre 2025.
Commentaire : Officiellement, il s’agit de lutter contre la désinformation. Officieusement, beaucoup y voient une tentation de trier les médias légitimes et les autres. Dans un contexte de défiance, ce réflexe technocratique apparaît comme une nouvelle erreur de diagnostic.
PARTIE II — Tribune
En 2017, Emmanuel Macron s’avance seul vers la pyramide du Louvre.
Musique dramatique, symbole patrimonial majeur, promesse de dépassement des clivages. La scène est parfaite, presque hollywoodienne. Elle résume à elle seule tout ce que sa présidence va devenir : une succession d’images fortes, de grandes phrases, et de résultats décevants.
Dès la campagne, le ton est donné. À Lyon, il explique qu’« il n’y a pas une culture française, mais une culture en France, diverse et multiple ». À Londres, il assure qu’il n’a « jamais vu » d’art français, seulement un art nourri d’influences étrangères. Le message qu’il croit universaliste est reçu comme une forme de dénigrement de ce qu’il est censé incarner : la continuité d’une nation, d’un peuple, d’une histoire. En quelques formules, il pose le décor : un président qui aime la France comme concept, beaucoup moins comme réalité humaine, charnelle, enracinée.
Une fois à l’Élysée, il promet une « République exemplaire ». La suite sera jalonnée par l’affaire Benalla, des ministres mis en difficulté par la justice, des entourages contestés. Loin de mettre fin aux dérives, il théâtralise la confrontation : « Qu’ils viennent me chercher », lance-t-il à ses députés, comme s’il défiait le pays entier. La posture l’emporte sur la responsabilité.
Sur le terrain social, la fracture est tout aussi nette. Le mouvement des Gilets jaunes révèle une France périphérique épuisée par la fiscalité, le prix des carburants, le sentiment de mépris. Macron répond par un « Grand Débat » marathon, des heures de discussions enregistrées, des cahiers de doléances remplis… puis presque rien. Pas de réorientation profonde de la politique fiscale, pas de refonte des services publics de proximité, pas de réforme de la représentation démocratique. Beaucoup de paroles, très peu d’actes. Chez ceux qui s’étaient mobilisés, la conclusion est simple : on les a écoutés pour la forme.
Sur la sécurité et la justice, l’écart entre les promesses et la réalité devient caricatural. En 2019, le président promet d’exécuter 100 % des obligations de quitter le territoire. Dans les faits, on tourne quelques années plus tard autour de 7–10 % d’exécution, selon les estimations. Il annonce 15 000 places de prison supplémentaires : à l’automne 2024, seules 4 500 sont livrées, et le gouvernement reconnaît que l’objectif ne sera pas atteint dans les délais. Là encore, la mécanique est la même : on parle fort, on agite des chiffres impressionnants, puis on laisse le réel se charger de démentir.
Les crises récentes font apparaître un autre trait : une façon de commenter les événements plutôt que de les maîtriser. Après la mort de Nahel, le président qualifie immédiatement l’acte du policier d’« inexcusable » et d’« inexplicable », avant toute enquête. Quand les banlieues s’embrasent, il explique que l’oisiveté, la fin des cours, le manque d’accès au sport et à la culture ont joué un rôle. On met en cause un fonctionnaire avant la justice, puis on réduit une crise profonde à un problème “d’occupation des jeunes”. Résultat : la police se sent lâchée, les habitants des quartiers n’ont pas le sentiment d’être mieux protégés, et la confiance dans la parole présidentielle continue de s’éroder.
Même logique lors du fiasco du Stade de France : le gouvernement accuse d’abord les supporters anglais et une fraude massive aux billets ; les rapports démontrent ensuite les défaillances françaises. Là où l’on attendrait un chef de l’État capable d’imposer la vérité, on voit un pouvoir qui improvise une version commode, puis recule quand les faits la contredisent.
Sur le plan international, le bilan n’est pas plus solide. Emmanuel Macron revendique une diplomatie d’équilibre, mais accumule les signaux contradictoires. Il parle de « crime contre l’humanité » en Algérie, puis tente de renouer une relation “apaisée” avec un régime qui ne respecte ni les libertés, ni les engagements de réadmission. Il promet fermeté sur les OQTF tout en restant dépendant des laissez-passer consulaires. L’affaire Boualem Sansal est révélatrice : la France se dit “préoccupée”, les demandes françaises n’aboutissent pas, et c’est finalement la médiation du président allemand qui obtient la libération de l’écrivain, d’abord envoyé en Allemagne. Paris communique ensuite sur sa “voie de dialogue”, mais tout le monde a compris où était le levier réel.
Enfin, la séquence intérieure récente achève de dessiner le portrait d’une présidence défaillante. En dissolvant l’Assemblée nationale en 2024, Emmanuel Macron plonge le pays dans une impasse parlementaire dont il n’avait manifestement pas mesuré les conséquences. La France se retrouve sans majorité solide, avec un exécutif qui gouverne à coup de bricolages et de textes bancals, pendant que le chef de l’État continue d’occuper l’espace médiatique à coups de “grandes conférences de presse” et d’annonce d’objectifs qu’il n’a plus les moyens de tenir.
Ce n’est pas seulement un problème d’ego ou de petites phrases. C’est une question de crédit politique. Quand un président déclare tour à tour qu’il n’y a pas de culture française, qu’il exécutera 100 % des expulsions, qu’il construira 15 000 places de prison, qu’il tiendra une ligne d’équilibre sur les grands dossiers internationaux… puis qu’aucune de ces promesses n’est réellement tenue, c’est l’autorité même de la fonction qui se dissout.
Au fil des années, Emmanuel Macron aura réussi une chose : fatiguer la nation. Fatiguée de voir ses colères transformées en exercices de communication. Fatiguée de voir ses angoisses sur la sécurité, l’immigration, le déclassement, recouvertes d’un vernis de “pédagogie” qui ne change rien. Fatiguée de constater que le président qui prétendait “lever les blocages” a surtout multiplié les fractures.
Une présidence est défaillante quand elle ne sait plus faire ce qu’elle dit, ni dire ce qu’elle fait. C’est, au fond, ce que raconte la succession de ces images : un homme très à l’aise devant les caméras, beaucoup moins devant le réel. La France, elle, ne peut pas se contenter de symboles. Elle attend des actes. Elle ne les a pas eus.
Conclusion
Au fil de ces scènes, une évidence s’impose : la présidence Macron n’a pas été une rupture, mais une illusion.
Une succession de gestes grandiloquents, de déclarations contradictoires, d’engagements jamais tenus et de coups politiques ratés.
De la culture française « qui n’existe pas » aux promesses oubliées sur la sécurité, de la dissolution perdue aux fiascos diplomatiques, du “en même temps” devenu confusion permanente jusqu’au désaveu de l’autorité républicaine face aux crises, tout raconte la même réalité : une présidence brillante en surface, défaillante en profondeur.
La conséquence est lourde : une France affaiblie, fragmentée, moins respectée à l’international et plus méfiante envers sa propre parole publique.
Ces vingt-huit scènes ne sont pas des anecdotes : elles constituent le fil rouge d’un quinquennat, puis d’un second, qui a usé jusqu’à la corde le crédit politique français.
Reste désormais une question simple, mais essentielle : comment reconstruire ce que cette présidence a désagrégé ?
C’est là que commence le travail de vérité et le chantier du renouveau.
Notre projet de programme Présidentiel, que vous pouvez découvrir sur notre site, incarne ce renouveau sous forme d’un plan de redressement national afin que la France redevienne maîtresse de son destin, de son autorité et de sa souveraineté.

Beau travail sur l’analyse de la « présidence Macron » et sur la chronologie de ses interventions diverses que certains avaient peut être oubliées. La personnalité de Macron se révélait déjà par des propos inadmissibles envers la France, bien avant sa première élection. Cela n’a pas empêché son élection. Ayant continué à nuire tout au long du premier quinquennat, malgré les manifestations diverses de mécontentement envers lui, il a été réélu pour un nouveau quinquennat et ce, grâce à un forcing permanent de la plupart des médias. Lorsque l’on analyse la façon de voter, la versatilité des électeurs, on loue la constitution de la 5ème république qui empêche tout président d’effectuer un troisième mandat consécutif ! Sinon….malgré sa côte de popularité actuelle, vu son orgueil et son esprit narcissique, nul doute qu’il se représenterait en 2027, et, quel serait le résultat des élections ? A ce sujet, il serait guère étonnant qu’il n’ait pas l’idée de « sauter un tour », par obligation, en ayant l’idée de revenir à l’assaut des électeurs en 2032 car ce genre d’individu ne doute de rien.