À la suite des différents évènements qui ont touché notre pays depuis ces dernières années (Charlie hebdo, un professeur décapité dans les Yvelines, l’affaire Thomas, …), la sécurité sur le territoire national devient une préoccupation grandissante au sein de la population française. Comme nous l’avons vu lors de notre dernière conférence sur la justice, peu de personnes lui font confiance, avec l’amer constat que la justice n’est pas juste.
Les forces de l’ordre ne sont pas toujours soutenues par les hommes politiques et par la justice, l’instruction et l’éducation sont au plus bas, avec des valeurs de respect de l’autorité, d’autrui et les valeurs fondamentales, ciment de la République, qui sont mises à mal depuis des décennies.
Alors, que reste-t-il aux citoyens pour se défendre ?
Les agresseurs des derniers évènements étaient lourdement armés, armes de guerre, fusils d’assaut. Or, nous n’avons pas de quoi lutter à armes égales, de fait le port d‘arme serait un point de départ puisqu’il semble impossible d’enrayer le trafic d’armes.
Un peu d’histoire
En France, le droit de chasse (https://fr.wikipedia.org/wiki/DroitdelachasseenFrance) était l’un des privilèges abolis par la Révolution. Le droit de porter une arme aurait dû être inscrit en tant qu’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen sous l’initiative de Mirabeau comme suit “Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens”. Mais il ne fut pas retenu car jugé évident par le Comité des Cinq. La démocratisation du droit de chasse à la Révolution va entraîner la prolifération d’armes à feu. Napoléon Ier décide alors en 1810 de juguler cette prolifération en généralisant la mise en place d’un permis de port d’arme à feu pour les armes de chasse à renouveler chaque année (certains préfets avaient déjà pris cette initiative dès 1800)
Le port d’arme a été autorisé jusqu’en 1939 date à laquelle un décret à l’esprit “temporaire” a été signé. Aujourd’hui, une association milite pour le retour au port d’arme en France, l’ARPAC (Association pour le retour du port d’arme citoyen www.arpac.eu) en souhaitant l’encadrer selon les lois actuelles de détention d’armes de catégorie B renforcé par une formation égale à celle des forces de l’ordre et l’obligation de port dissimulé. Leur projet implique cependant des changements législatifs (présentée comme des postes de réflexion pour un changement législatif) allant notamment à l’encontre de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, une modification de la légitime défense en faveur exclusive du « citoyen armé »
Aujourd’hui, certains députés demandent le port d’arme du fait qu’ils sont plus “exposés” que les citoyens, c’est le cas de Alain Marsaud qui ne souhaite pas laisser “le monopole des armes à feu aux assassins”
(Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_d%27armes)
Vox Nostra a organisé une conférence sur le sujet avec la participation de Mitch Menet, le Président de l’ARPAC. (Vous pouvez retrouver l’intégralité de la vidéo sur YouTube https://www.youtube.com/@VoxNostra-jh2mb ) L’objectif de Vox Nostra est de proposer des pistes de réflexion permettant les changements législatifs nécessaires pour faire évoluer les choses.
Nous proposons que les policiers à la retraite, gendarmes, militaires et toutes personnes ayant appartenu aux forces de l’ordre puissent garder leurs armes de service, sous des conditions telles que visite médicale, carnet de tir avec entraînements réguliers.
Rétablir le droit de détention d’armes pour protéger son foyer en cas d’intrusion.

Entièrement d’accord mais compte tenu
Entièrement d’accord mais compte tenu de l’état d’esprit de la majorité de notre « classe politique », je doute que cette bonne idée puisse voir le jour… Quand on voit que certaines municipalités importantes refusent encore d’armer leur police municipale, qu’on voit qu’une loi vient de sortir interdisant le port d’un canif pour le commun des citoyens, je me pose des questions…. La réponse est toute trouvée : mieux vaut laisser la situation actuelle perdurer et fermer les yeux en espérant qu’il se passe des atrocités loin de chez nous, en Israël, en Iran, en Ukraine ou ailleurs, ou des cataclysmes ( tremblements de terre, éruptions volcaniques) ou des catastrophes aériennes ou autres, bref tout ce qui peut capter et « centraliser » l’attention des médias qui feront l’impasse pendant un temps sur les faits divers qui ensanglantent notre société chaque jour. Surtout, faire l’autruche pour que les statistiques ne soient pas trop mauvaises, cela fait plaisir au gouvernement et au président (avec un petit « p ») de la République.