Une mondialisation à tout crin, engagée sur les 30 dernières années, n’en finit plus de projeter ses effets délétères sur nos populations.
L’Europe, acteur moteur de cette mondialisation, joue un rôle essentiel dans ce contexte alors qu’à l’origine elle a été créée avec des objectifs largement différents et que son histoire s’est ensuite tissée sans toujours le consentement des populations.
Nous vous proposons d’évaluer la déclinaison de cette mondialisation et de son relais moteur européen sur la situation de notre pays.
Si l’on reprend la définition donnée par le Fond Monétaire International (Cf. La mondialisation : faut-il s’en réjouir ou la redouter ? 12 avril 2000) « la « mondialisation » est un processus historique qui est le fruit de l’innovation humaine et du progrès technique. Elle évoque l’intégration croissante des économies dans le monde entier, au moyen surtout des courants d’échanges et des flux financiers. Ce terme évoque aussi parfois les transferts internationaux de main-d’œuvre ou de connaissances (migrations de travail ou technologiques). La mondialisation comporte enfin des dimensions culturelles, politiques et environnementales »
C’est une position reflétant les orientations européennes en place mais d’autres définitions ou interprétations sont aussi possibles, comme celle donnée par le site youmatter.world :« La mondialisation (ou globalisation) désigne l’accélération des mouvements et échanges (d’êtres humains, de biens et de services, de capitaux, de technologies ou de pratiques culturelles) sur toute la planète. La mondialisation entraîne un niveau d’interaction croissant entre les différentes régions et populations du globe. »
On saisit déjà une autre sensibilité dans cette définition.
Loin de nous l’idée de « jeter le bébé avec l’eau du bain », notamment sous l’angle favorable en première approche sur le coût de la vie des populations et de leur pouvoir d’achat, mais on ne peut s’empêcher de se poser la question du « prix » de cette mondialisation effrénée.
Pourtant l’Europe a posé ses fondations avec d’autres motivations et objectifs.
L’Union européenne (UE) est un partenariat économique et politique entre 27 États européens.
Ses racines historiques remontent à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque six États décident de créer la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951 (traité de Paris) puis la Communauté économique européenne en 1957 (Traité de Rome).
Ils sont alors déterminés à renforcer la coopération économique sur le continent européen, afin d’éviter que les souffrances et les horreurs des deux guerres mondiales ne se reproduisent. L’UE a fait ses preuves à cet égard : à aucun moment de son histoire, l’Europe occidentale n’a été aussi longtemps épargnée par les guerres.
L’objectif poursuivi par la CE était de créer un marché intérieur où les marchandises, les personnes, les services et les capitaux circuleraient librement.
« Elle repose sur trois éléments fondateurs : le marché commun, des objectifs communs et des institutions communes.
Ces objectifs communs sont la contribution à l’expansion économique, au développement de l’emploi et au relèvement du niveau de vie dans les États membres. Elle veille à ce que la recherche de la productivité et la rationalisation de la production ne nuisent pas à l’emploi et ne causent des troubles fondamentaux et persistants aux économies des États membres. » (Cf. source Wikipédia)
Cette coopération, qui se limitait à l’origine à sa dimension économique, couvre désormais des domaines politiques tels que l’asile, la migration, la justice, la sécurité, l’énergie, l’environnement et la politique extérieure.
L’UE, à l’emprise toujours plus grande et affirmée sur les États qui la composent et qui poursuit sa politique débridée de mondialisation, respecte-elle ses objectifs fondateurs comme rappelé ci-dessus ?
L’actualité nous interpelle dans ce sens et son examen sur notre territoire national est révélateur à cet égard.
Les conséquences nationales patentes que nous subissons peuvent se décliner sur trois piliers cardinaux de notre Pays,
CIVILISATION, PATRIMOINE et SOUVERAINETÉ,
en d’autres termes, tout ce qui constitue notre Identité Nationale qui progressivement se délite sous le joug de nos institutions européennes.
Parcourons rapidement ces conséquences désormais largement visibles :
- CIVILISATION
L’abandon progressif de nos frontières nationales au profit supposé de frontières européennes, largement permissibles au demeurant, a favorisé l’afflux de populations et de courants de pensée aux principes contraires à nos valeurs et racines judéo-chrétiennes : on pense aux populations musulmanes en provenance du Sud ou au courant du wokisme en provenance de l’Est.
Un grand remplacement est en cours, sujet largement documenté par ailleurs et par quelques-uns de nos articles, avec ses cohortes de conséquences sur notre SÉCURITÉ et sur notre système éducatif qui tente de résister.
Relativement à notre SÉCURITÉ, on notera que l’absence de statistiques ethniques, au demeurant complètement en phase avec les principes de mondialisation, nous empêche de quantifier et qualifier factuellement les origines de notre insécurité sur notre territoire, même si les origines sont clairement ressenties par chacun.
Notre système éducatif, largement à la dérive sur ces dernières dizaines d’années comme l’attestent les différentes enquêtes nationales et internationales, est d’autre part impacté directement par les mouvements de populations et de courants de pensées mentionnées ci-dessus.
Les orientations de dé-civilisation prennent racines pour les décennies qui viennent…
- PATRIMOINE
Pays, Paysans, Paysage : ces 3 mots, construits sur la même racine, symbolisent à eux seuls notre Patrimoine.
Qu’assistons-nous dans ces domaines ?
De moins en moins d’agriculteurs survivent dans notre pays sous le joug des contraintes d’exploitation érigées par nos institutions européennes et par les orientations et exigences sans limites d’un écologisme débridé.
Moins de Paysans, avec son corollaire sur les Paysages qui évoluent avec l’apparition exponentielle d’éoliennes sur notre Territoire, impacte inexorablement notre Pays et notre Patrimoine.
Un autre pan de notre Patrimoine est en cours de disparition avancée : il s’agit de notre Patrimoine Industriel.
On citera, sans s’étendre davantage, les épisodes récents de notre désindustrialisation :
- Notre incapacité à fabriquer nationalement des composants de base pharmaceutique, largement mis en évidence lors de la période Covid.
- La destruction partielle de notre industrie nucléaire, impulsée par l’Europe, nous rendant dépendants des conditions économiques d’achat de l’électricité dictées par les centrales à charbon de l’Allemagne ou par le coût des énergies renouvelables, alors que nos centrales nucléaires produisent à un coût très largement inférieur et à impact écologique quasi nul.
- La disparition de nos fleurons nationaux qu’ont été Alstom, Alcatel, Saint Nazaire, … rachetés, restructurés et passant sous contrôle étranger.
- SOUVERAINETÉ
Là encore, nous subissons une perte avérée de souveraineté d’un point de vue :
- Alimentaire : la situation désastreuse de nos agriculteurs qui jouent leur survie et qui ont engagé un bras de fer avec le gouvernement dont seul l’avenir dira s’il est gagné…ou pas. Nous consommons toujours plus de ressources alimentaires venues d’autres coins de la planète au détriment de ressources possiblement exploitées sur notre Territoire et à des conditions inéquitables.
- Juridique : nous dépendons de décisions européennes dans ce domaine, comme la CEDH par exemple, qui nous contraignent régulièrement dans l’application de nos décisions juridiques, prises par nos juges pourtant déjà largement politisés.
- Social et populationnel : nous ne sommes plus maîtres de faire rentrer ou pas sur notre Territoire les individus que l’on souhaite. L’Europe nous impose une amende de 20 000 euros pour chaque demandeur d’asile refusé, accompagné d’une politique de « redistribution » géographique des immigrés.
Notre IDENTITÉ NATIONALE est en jeu et déjà largement impactée, comme l’attestent les « coups de pioche » affectant notre CIVILISATION, PATRIMOINE et SOUVERAINETÉ décrits ci-dessus (parmi d’autres).
Une réaction nationale serait salutaire, ce qui passe nécessairement par un changement radical de politique et par une distance plus affirmée, à défaut de rupture, vis-à-vis de nos institutions européennes.
Encore faudrait-il qu’une majorité française en soit convaincue.

Encore un très bon article qui fait vraiment le « tour du problème ». Il est certain qu’il y a beaucoup de choses à revoir et à corriger dans le système européen, à commencer par les accords de Schengen….
Merci encore pour le travail effectué et pour la qualité de vos articles qui sont complets tout en étant concis, et surtout très instructifs !