La France peut s’enorgueillir d’avoir une justice indépendante (trop ?) et impartiale (peut-être). Ceux qui la servent, les juges, revendiquent à juste titre cette indépendance. (à ne pas confondre bien sûr avec l’irresponsabilité…) et cette impartialité !

Le peuple français est sensé leur accorder sa confiance, puisque les sentences prononcées en son nom.

Oui, mais : de nombreux magistrats (30% selon la presse) sont adhérents au « syndicat de la magistrature » qui revendique clairement une sensibilité de gauche voire d’extrême gauche et qui n’hésite pas à inviter ses adhérents à s’affranchir de cette obligation d’impartialité allant, récemment, jusqu’à prendre des positions éminemment politiques en invitant à tout faire pour empêcher « l’extrême – droite » d’arriver au pouvoir.

Selon Wikipédia : « le syndicat de la magistrature a été fondé le 8 juin 1968, inspiré par les idéaux de mai 68 et du Marxisme, il est orienté à gauche ».

Dès lors, on peut s’interroger sur l’impartialité de ses adhérents. Bien plus, on peut aussi s’interroger sur leur indépendance, du fait que ce syndicat a son mot à dire dans les promotions et les carrières des serviteurs de la justice. En effet, ce syndicat est membre de la « commission d’avancement … »

Toujours dans le même article de Wikipédia, on retrouve nombre de références à différentes affaires qui n’ont pas lieu d’être dans une justice qui se dit impartiale et indépendante. Cela ressemble plutôt à une lutte pour le pouvoir, comme si ce syndicat de la magistrature essayait d’instaurer une « République des juges ».

Mais il y a pire :

  • Nous ne parlerons pas du sabotage du travail de la Police dont la presse se fait régulièrement l’écho.
  • L’affaire du « mur des cons ». Cela aurait pu être drôle si c’était une histoire de carabins, mais c’est grave ! Comment espérer que ceux dont la tête était affichée sur ce mur, puissent être assurés qu’ils pourraient être jugés avec impartialité par un juge adhèrent à ce « syndicat de la magistrature ». Disqualifié, le juge en question devrait se désister. Sinon, il pourrait y avoir de sérieuses possibilités de recours.
  • On a peut-être touché le fond avec le soutien apporté par le syndicat de la magistrature à la manifestation du 23 septembre 2023. Bien plus, ce Syndicat n’a toujours pas condamné l’agression des policiers. Bien plus encore, ceux des magistrats qui étaient dans la manifestation peuvent être considérés comme irresponsables et surtout complices de ceux qui se sont attaqués aux forces de l’ordre. !!

Ce syndicat de la magistrature et ses adhérents se sont eux-mêmes définitivement disqualifiés aux yeux de la population puisqu’ils ont montré encore récemment comment ils avaient renoncé à leur indépendance et à leur impartialité. Reste à espérer que leur ministre de tutelle puisse trouver dans la Constitution la possibilité de remettre de l’ordre dans cette institution, dont une grande partie des membres est l’héritière nostalgique de la « chienlit » de 1968. Ce sont probablement ces membres du syndicat de la magistrature qui ont sapé la confiance du peuple dans la justice, dans des proportions jamais atteintes.

Il ne manquait plus qu’à s’immiscer dans le destin du peuple français. Sans remonter très loin, ce fût notamment le cas avec l’affaire Fillon, lors de la présidentielle de 2017, dans le cadre de laquelle le PNF (1) a fait preuve d’une célérité jamais vue pour une mise en examen pour détournement de fonds publics (déjà). Sans cette mise en examen et tout ce qui s’en est suivi, il est fort probable que le résultat de l’élection eût été différent. 

Cela se reproduit aujourd’hui de manière éclatante en essayant d’empêcher une personnalité, qui représente plus de 10 millions d’électeurs, de se présenter à l’élection présidentielle et en faisant fi de l’avis du conseil constitutionnel lequel suggère la « proportionnalité » et le respect de la liberté des électeurs. Une peine inéligibilité avec sursis aurait sûrement été mieux comprise et probablement mieux acceptée par les citoyens.

Cette décision est tellement exagérée qu’elle remet en cause la sincérité de l’ensemble du jugement. En effet ce jugement semble ne reposer que sur l’interprétation du rôle de quelques attachés parlementaires. Mais, là encore, ce n’est pas une première. Le Président Nicolas Sarkozy a été condamné non pas pour des faits délictueux établis mais sur la base de conversations avec son avocat, écoutées en totale illégalité, et d’intentions qui ne se sont jamais concrétisées. Compte tenu des réquisitions, ce sera sans doute encore le cas dans l’affaire dite du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, malgré une absence totale de preuves notamment financières. 

Peut-être serait-il intéressant de vérifier si les membres du collège et sa présidente qui ont pris la décision de s’immiscer par anticipation dans la campagne électorale de 2027 en vue de l’élection présidentielle sont membres du « syndicat de la magistrature », et en tirer les conséquences …

 1-Parquet National Financier créé en 2013.

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