La rentrée se fait comme tous les cinq ans, sur fond de promesses électorales, enrobées d’angélisme récurrent et nauséabond. Les prétendants à la couronne pour 2022 se déchaînent en oubliant trop souvent qu’ils s’adressent à des cerveaux en état de réfléchir.
Les politiques s’agitent devant les caméras, chacun y va de son selfie avec Monsieur ou Madame Tout le Monde pour paraître proche des français, de ceux qui ne sont pas les « premiers de cordée ». Or depuis quatre décennies, les joutes entre hommes et femmes politiques n’ont jamais apporté de solutions probantes aux situations de plus en plus catastrophiques que nous connaissons notamment en matière de sécurité.
L’INFLUENCE DES MÉDIAS : Vérité ou Profit
En 1840, Balzac affirmait « La presse est en France un quatrième pouvoir dans l’État : elle attaque tout et personne ne l’attaque.
Ce pouvoir « non institué » mais néanmoins constitutionnellement protégé par la grande loi du 29 juillet 1881 votée par le gouvernement Ferry, a vu le jour au XXème siècle en vue d’instaurer « la liberté de la presse, la liberté d’expression et de restreindre les abus « . Ces principes fondamentaux reconnus par les lois de la République visaient à veiller à ce qu’aucun des autres pouvoirs ne limite l’excès à la liberté des Médias.
Cette liberté va cependant être abolie à la fin du XXème siècle, lors de la grande révolution des médias numériques qui ont bouleversé ces principes pour faire place à la chasse à l’audience et à la rentabilité. Depuis, c’est le marché qui contrôle les médias au péril de « la vérité ».
Une démocratie d’apparence
Drôle d’époque ! un Président en exercice giflé, épisode effrayant et affligeant, humiliant pour la fonction et le pays, un ministre de la justice « omettant » de déclarer 300000 euros au fisc (faute de son comptable, bien entendu), le même mis en examen sur des bases juridiques contestables par des juges menant une guérilla contre un garde des sceaux dont ils ont annoncé haut et fort ne pas vouloir, un parlementaire qui outrage et commet des actes de rébellion et de violences volontaires sur des personnes dépositaires de l’ autorité publique, des quartiers de non droit où sévissent des trafiquants de drogue allant jusqu’à afficher les tarifs de leurs produits etc.
Le portable et le reste du monde
Le portable et le reste du monde:
Le portable est invité en promenade, il partage les repas entre amis et en famille , il requiert l’ attention permanente des ados et des plus grands, il est consulté régulièrement pour effectuer des recherches, pour écrire des messages, pour prendre des photos et échanger des communications téléphoniques.
C’ est un outil moderne doté d’ une efficacité redoutable pour diviser l’ harmonie que nous sommes en droit d’ attendre au sein de notre société. Il est à la fois le Dr Jekyll et M. Hyde de la liaison entre les hommes. Comment gérer ce mécanisme naturel entretenu par une gestuelle automatique sur l’ utilisation continue de cet appareil ?
Concilier fin de vie et dignité
Concilier fin de vie et dignité
En occident, la question de la fin de vie est un lieu d’affrontement entre deux grandes traditions. D’une part, la philosophie antique appelle « une bonne mort », résumée comme suit par Sénèque dans ses lettres à Lucilius : « Je choisis moi-même mon bateau quand je m’embarque et la maison où je vais habiter ; j’ai même le droit de choisir le genre de mort, par où je vais sortir de la vie ». D’autre part, la tradition judéo-chrétienne considère que seul Dieu décide de la vie et de la mort des hommes, et refuse d’opérer une distinction entre euthanasie et meurtre.
Les lois bioéthiques françaises portent encore l’empreinte de la tradition judéo-chrétienne
Le droit des personnes en fin de vie se borne, en effet, à l’accès aux soins palliatifs et, sous de strictes conditions, à l’arrêt des soins. Ce paternalisme médical s’est essentiellement construit de la manière suivante :
Cinquante nuances d’abstention et rien ne change
Au lendemain du 1er tour chacun commente les résultats selon ses convictions : une claque pour le RN que les sondages annonçaient nettement plus haut, LREM à la dérive, résurrection de la droite dite républicaine, confirmation de la présence des écologistes dans la paysage politique.
Pourtant le premier parti en France est bien celui de l’abstention dont le taux est 66,7% selon le ministère de l’intérieur.
Question : est-il vraiment sérieux de tirer des conclusions sur la signification du vote d’environ 15 millions de français sur 44 millions d’inscrits ? A l’évidence la réponse est non. En revanche, d’autres questions méritent de s’y arrêter :
AUTORITÉ, RESPECT ET DÉCADENCE
Emmanuel Macron, notre président de la République, s’est fait gifler (en fait une amorce de gifle), à l’occasion d’un exercice qui lui est cher, se porter au contact des Français lors d’un déplacement dans la Drome.
Cet événement, largement relayé par les médias, a fait le tour du monde et a contribué à jeter encore plus de discrédit sur notre pays et nos institutions.
On assiste à une moisson de commentaires et de cris d’orfraie de la part de tous nos acteurs politiques et médiatiques, unis sur le sujet, pour dénoncer cet acte inexcusable qui selon eux porte atteinte à notre République.
C’est effectivement une « affaire » dommageable pour l’image de notre pays.
Mais en fait de quelle « affaire » parle-t-on ? De cet homme, auteur de ce geste débile ?
LES TERRITOIRES PERDUS DE LA REPUBLIQUE : AGISSONS ENFIN
Le phénomène de « Territoires Perdus de la République » a été mis en évidence depuis de nombreuses années par de nombreux politiques, sociologues et philosophes avec le relais des médias.
On assiste à une forme de déliquescence de la République que les responsables politiques, conscients ou pas, et s’ils en sont conscients, impuissants ou manquant de courage, n’ont pas réussi à endiguer.
Ces Territoires Perdus sont en fait le siège d’un communautarisme, alimenté par une immigration incontrôlée et par un trafic de drogue leur assurant une très confortable subsistance et autarcie.
Nous vous proposons de partager notre approche du sujet pour alimenter la réflexion et la contradiction dans un débat qui sera central dans le contexte des élections régionales et nationales à venir.
Permis de récidiver
Pourquoi un magistrat autorise – t – il un délinquant ou un criminel à réintégrer la société avant le terme de sa peine ? Dans un précédent article nous reprenions les propos de Montesquieu qui disait que les juges de la nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi, des êtres inanimés, qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur”. (De l’esprit des lois – 1748). Au cas particulier le juge peut effectivement se prévaloir de la simple application des textes de loi à sa disposition, à savoir les articles 729 à 733 du code de procédure pénale déterminant les conditions de la libération conditionnelle. Trop souvent le délinquant est considéré comme victime de la société (milieu dit défavorisé, alcoolisme, prise de stupéfiants, accidents de la vie, troubles psychiques et autres) par des juges idéologues et politisés (cf. le « le mur des cons » du Syndicat de la Magistrature), préférant croire en la rédemption et la seconde chance (voire la troisième) plutôt qu’à une certaine forme de déterminisme.
Justice sous influence
Les philosophes des Lumières considéraient que la loi était l’expression de la volonté générale, et donc qu’elle devait être la source exclusive du droit. Montesquieu écrivait : “Les juges de la nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi, des êtres inanimés, qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur”. (De l’esprit des lois – 1748).
Dans notre société, le juge, au nom du peuple, est toujours chargé d’appliquer une règle de droit aux faits du litige et pour ce faire d’une part il vérifie la matérialité des faits (de quoi s’agit-il ?), d’autre part il qualifie juridiquement les faits afin de déterminer la règle de droit applicable.









