« Un sursaut est nécessaire pour éviter que les fainéants ne s’enrichissent de la dépouille des hommes utiles » (Pascal PERRI citant JJ Rousseau « discours de l’économie politique » en 1758)
Parmi les causes de l’absentéisme, ce sont les « arrêts maladie » qui sont les plus préoccupants. Ce sont eux qui désorganisent le fonctionnement des services, des entreprises. Considérés comme « fléau social », en constante augmentation, ces « Arrêts-maladie », ont fait l’objet de nombreuses études. Nous n’y reviendrons pas : rappelons simplement quelques chiffres :
–le coût total pour l’assurance maladie : 28 milliards d’euros (Cour des Comptes, 2022)
* 16,8 Mds pour le secteur privé.
* 11 Mds pour le secteur public ; probablement plus mais plus difficile à mesurer
Le « public » représente 40 % des indemnités pour 20 % de l’emploi total (IFRAP sept 2023)
En d’autres termes, moins élégants, les agents de la fonction publique, « se mettent en maladie » deux fois plus que les salariés du privé…. !
–les causes
* il y a des causes sociales qui peuvent expliquer, en partie seulement, l’augmentation régulière du coût annuel pour l’assurance maladie : hausse de la population active, vieillissement de la population, augmentation du montant de l’indemnité journalières.
* il faut avoir le courage de le dire, « la majorité des arrêts maladie de courte durée sont liés à des convenances personnelles ». Ce sont ces arrêts maladie de courte durée qui désorganisent le plus le fonctionnement des entreprises. Tout le monde connaît les effets délétères des « arrêts maladie » du vendredi ou du lundi…(« Les 18-34 ans sont les premiers de la distribution par Age des arrêts maladie » Pascal Perry dans « Génération Farniente » publié aux éditions L’archipel)
* Selon l’observatoire de l’absentéisme de AXA, 44 % des salariés ont été absents au moins une fois en 2022 ; et la tendance est à la hausse…
* nous n’en finirions pas d’analyser les causes et les prétextes, une seule remarque : les arrêts maladie sont plus nombreux quand il n’y a pas de jours de carence !!
–alors que faire ?
* multiplier les contrôles ? Oui bien sûr. L’expérience a été tentée c’est un échec.
* rétablir les jours de carence, là où il n’y en a pas ; c’est utile, mais insuffisant
* créer une prime de « présentéisme » (ou d’assiduité) fortement dégressive de telle sorte que l’absence non réglementaire représente un « manque à gagner », significatif, surtout s’il se cumule avec le jour de carence
-quel pourrait être le montant de cette prime d’assiduité : variable en fonction des entreprises. Nous avons néanmoins une indication : en 2018, Édouard Philippe Ier ministre, a dit « les arrêts maladie représentent un 13° mois. »
-cette prime ne devrait pas être soumise à charges sociales, elle est censée diminuer les dépenses en indemnités journalières de l’assurance-maladie
-nous avons fait l’expérience dans le respect des règles du Code du travail : dégressivité importante : diminution de 25 % de la prime dès la première absence, 50 % le deuxième jour, 75 % au troisième jour et 100 % ensuite.
Le constat est sans appel : dès la première année, les arrêts maladie de courte durée ont diminué de 90 %, les dépenses en intérim ont suivi le même chemin, et probablement, l’assurance-maladie y a trouvé son compte…

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