Entre déclin éducatif, aveuglement politique et défi migratoire
L’École Française est en crise. Il n’y a qu’à observer l’énumération continue des exactions qui se produisent dans et à proximité immédiate des périmètres scolaires, mais aussi de consulter les performances comparatives de notre système éducatif, en Europe et plus globalement dans le Monde, pour s’en convaincre.
Face à cette réalité objective et brulante, nos instances gouvernantes semblent complètement aveugles, engluées dans des principes idéologiques qu’elles n’osent pas remettre en cause car convaincues idéologiquement de détenir les bonnes recettes.
Un profond rebond réformateur semble nécessaire sous peine d’inscrire notre jeunesse, et donc l’avenir de notre pays, dans une perspective de disparition de notre identité et de nos valeurs intrinsèques sur l’échiquier mondial.
Une chute historique des performances
Le classement Pisa, ou Programme international pour le suivi des acquis des élèves, est une étude comparative menée par l’OCDE tous les trois ans. Il évalue les compétences des élèves de 15 ans dans la lecture, les mathématiques et les sciences.
En 2022, 85 pays ont participé, avec 335 établissements en France, représentant 8 000 élèves.
Le classement Pisa 2024 révèle un tournant alarmant pour les résultats de la France dans l’éducation. La France se classe 23e en mathématiques, 28e en lecture et 26e en sciences, confirmant l’étude 2022 qui avait déjà mis en évidence une baisse trois fois plus importante que celles observées lors des précédentes éditions de PISA et la plus importante depuis le lancement de l’étude en 2000. Ces résultats placent la France dans la moyenne des pays de l’OCDE, aux côtés de
nations comme l’Espagne, la Hongrie ou la Lituanie. Cependant, cette position moyenne masque une réalité préoccupante : une baisse continue depuis 2012, avec une accentuation notable depuis 2018.
Le niveau des enseignants
On ne peut évacuer, en qualité de première réflexion, la responsabilité des enseignants dans les performances baissières de notre Éducation Nationale. Nous n’avons pas accès aux évaluations des professeurs ni aux éléments stratégiques de la politique d’enseignement, mais les résultats affichés témoignent sans aucun doute de la baisse de niveau de nos enseignants aussi bien en termes de connaissances académiques que dans leur capacité à mener un groupe d’élèves quelle que soit sa composition.
Il y a là un axe de réflexion et d’action prioritaire à développer.
Le défi de l’assimilation et de l’intégration culturelle
Un facteur souvent négligé dans l’analyse des performances scolaires est l’impact de l’intégration culturelle et sociale des élèves. L’École Française accueille une population de plus en plus diverse, marquée par une immigration massive et continue, notamment en provenance de pays à majorité musulmane. L’échec partiel des politiques d’assimilation et d’intégration, le manque de formation interculturelle des enseignants et la concentration de populations défavorisées dans certains établissements scolaires exacerbent les inégalités et fragilisent la cohésion nationale.
A cela, il faut aussi ajouter les coups de boutoir répétés de l’entrisme islamiste dans nos écoles qui cherchent à déstabiliser les fondements de notre démocratie et de notre cohésion nationale, en encourageant le comportement rebelle de groupes d’élèves par leur comportement et leur tenue vestimentaire (on pense au voile bien évidemment),mais aussi pour certains en remettant en cause un certain nombre d’enseignements.
Face à une immigration mal maîtrisée et galopante, le nombre commence à imposer sa loi dans certaines écoles de quartier où l’incapacité de l’État à intégrer efficacement ces élèves dans le système scolaire républicain est patente. L’absence de mixité sociale et la ghettoïsation scolaire dans certaines zones sensibles aggravent ces défis.
Ces situations contribuent aux performances baissières de notre éducation nationale.
Une école fragilisée par des idéologies contradictoires
L’École Française est censée être le lieu de transmission d’une culture commune,
fondée sur les principes républicains de laïcité, d’égalité et de fraternité. Cependant, elle semble aujourd’hui tiraillée entre des idéologies contradictoires : égalitarisme excessif, pédagogisme désincarné et refus du mérite. Cette situation affaiblit l’autorité des enseignants et brouille la hiérarchie des savoirs, au détriment des élèves.
Le climat scolaire, marqué par des troubles disciplinaires et un manque de soutien aux enseignants, nuit gravement aux performances des élèves. Selon l’étude PISA 2022, 39 % des élèves français déclarent que leur temps d’apprentissage est réduit en raison du bruit et du désordre en classe, contre 25 % en moyenne dans l’OCDE.
Des réponses politiques inadaptées
Face à ce constat alarmant, les mesures proposées par l’État semblent déconnectées des réalités du terrain.
Le maintien d’un taux de réussite au baccalauréat proche de 89 % est souvent perçu comme une validation de façade, masquant la dégradation des compétences des élèves. De plus, les « heureux » titulaires de ce baccalauréat « au rabais » se retrouvent en majorité en Universités, qui s’apparentent de plus en plus à une « usine » fabriquant de futurs possibles chômeurs quand on regarde les débouchés offerts aux masters de certaines spécialités.
Par ailleurs, la proposition d’un référendum sur le temps de travail des enseignants, évoquée par Emmanuel Macron, détourne le débat des enjeux pédagogiques essentiels tels que la formation des enseignants et la refonte des programmes scolaires.
Enfin, la volonté d’Élisabeth Borne de renforcer la place des femmes en atteignant 50 % de filles dans les filières scientifiques d’ici 2030 et 30% dans toutes les classes préparatoires scientifiques, bien que louable, ne répond pas aux défis structurels du système éducatif. Sans une transformation profonde des pratiques éducatives dès le primaire, cet objectif risque de rester lettre morte.
Des solutions pour redresser la barre
Pour redresser la situation, plusieurs mesures sont indispensables :
- Remettre au centre de nos politiques éducatives la valorisation du mérite au détriment d’un objectif quantitatif d’accès aux enseignements grâce à une approche plus sélective basée sur les compétences démontrées.
- Revaloriser le métier d’enseignant : augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail et offrir une formation continue de qualité.
- Renforcer l’autorité en classe : réaffirmer les principes de discipline et de respect, et soutenir les enseignants dans l’exercice de leur autorité.
- Adapter l’école à la diversité : mettre en place des politiques d’assimilation et d’intégration efficaces, promouvoir la mixité sociale et garantir l’égalité des chances pour tous les élèves.
- Recentrer l’école sur les savoirs fondamentaux : prioriser l’enseignement des mathématiques, de la lecture et des sciences, et abandonner les réformes pédagogiques idéologiques sans fondement scientifique (on ne citera pas ici la
longue litanie des enseignements dispensés qui échappent à ces orientations de bon sens sous la dynamique grandissante du wokisme notamment).
Conclusion : refonder l’École Républicaine
L’École Française traverse une crise profonde, alimentée par des choix politiques
erronés et une incapacité à s’adapter aux défis contemporains. Pour redresser la situation, il est impératif de refonder l’École Républicaine sur des bases solides : culture du mérite, exigence, autorité et transmission des savoirs. Sans une réforme en profondeur, les fractures sociales et culturelles risquent de s’accentuer, au détriment de notre cohésion nationale et de notre influence sur l’échiquier mondial.

J’ai dispensé des cours une grande partie prof, et je partage complètement ce constat. Comment faire avancer ces idées quand beaucoup dans le corps enseignant sont dans des idéologies permissives ? C’est inquiétant